CHAPITRE Xt
ibis mieux vos hommajjes, et soyez bien plus (lâtté d'avoir accès dans le cœur d*un pauvre» qui a pour tout cortège la grâce de Dieu , que d*étre bienvenu de tous ceux que le monde nomme grands.
c Honorez donc et respectez dans les puissants du siècle la dignité dont ils sont revêtus , tel est Tordre de la Providence; mais gardez l'estime et la vénération profonde pour l'homme vertueux, cherchez-le partout où vous pouvez te trouver » et ne craignez pas . dans quelque bas degré que vous le rencontriez , de l'élever dans votre cœur et de lui marquer dans quelle estime vous l'avez.
ff Déjà vous avez l'heureux penchant de ne donner votre estime qu'à ceux que la vertu vous a montrés en être dignes, remerciez Dieu chaque jour de votre vie d'avoir ainsi façonné votre cœur; mais ne vous fiez pas trop à ce premier tact qui n'est pas sûr , même après l'expérience de toute la vie ; étudiez , sondez avec prudence et sagesse , écartez d'abord cet extérieur trop séduisant, ces grâces aimables^ ce ton vertueux qui quelquefois peut couvrir un cœur perfide ; ne vous arrêtez pas non plus à un extérieur déplaisant, à certaines manières désagréables, à uo ton peu aimable; souvent l'écorce la plus rude cache la plus belle âme; mais pratiquez les hommes avant de les juger. Vous le savez, il