CHAPITRE XTir
trcâ ; si la grâce el l'infiDie miséricorde de Dieu te donnent quelque avantage sur eux , souviens-toi que c'est h lui seul que tu le dois, et que t'en prévaloir pour mépriser tes semblables , c'est te rendre bien plus coupable qu'ils ne peuvent l'être.
« Dans la société , le recommander la politesse serait superflu; je te dirai cependant que tu dois te surveiller pour avoir une gaieté Trancbe et aimable , avec un ton de douceur et de réservé qui s'appelle le bon ton de la société.
(c Je viens h toi , cher ami , et je ne te parlerai pas avec moins de franchise; il faut en tout que tu reconnaisses ton ami, tu as le cœur bien fait, tu es sensible , reconnaissant , généreui , désintéressé, tu as dans l'âme le principe de tout bien et le Ihob y est établi sur un fondement solide , tu es chrétien » mais , cher ami , il n'est pars de champ si favorisé des dons de la nature et du ciel où l'homme ennemi ne vienne semer l'ivraie au milieu du bon grain ; elle y est , elle y vit, cher enfant, dans le champ de ton cœur, cette perfide semence. Veille donc à la clarté de l'Evangile et des conseils de ton ami pour qu'elle ne gâte pas tes vertus. Nous tenons de la nature une certaine trempe d'esprit comme de caractère. C'est à la raison aidée de la gr&ce, à guider Tune et ù réformer l'autre. Le tien tend à une certaine raideur dont les termes ressemblent
S68 VIB DB MOIItBlMBVl M tlVORT.
quelquefois à la dureté ; ce que lu Teux , lu le feux avec empire » et robslade réfolle la tolonlé. L*afDour-propre te mêle encore de la parlie , el céder esl un potnl qui le coule. Reconnais-lu » cher enfani , la franchiae de Ion ami ? Il porle le flambeau sur la plaie , porles-y le fer, coupe j Iranche avec courage ei perse? érance : puise dans le sein de Dieu rhumililét celle Terlu, la mère el la gardienne de IoqI bien. Ta U cou nafiras alors el, en voyanl les propres laiblesses, afoc quelle indulgence lu supporteras celles des aulresi la charilé entrera a?ec elle dans Ion cour 9 elle l'apprendra que le ? éritable konbeur, c'est de posséder le cœur de Dieu et de foire do bien sus autres. Ne le préforani à personne , to met trss de la douceur « de la modestie dans ton» les rapports » et tu gsgneras les cœurs an lieu de les soumettre; ce triomphe ne faut-il pas mieux? Je le recommande donc » cher ami , respect et soumission à qui tu les dois , bonté el indulgence af ec tes inférieurs » charité enfers tous ; îe te recommande dans toutes les mslières d'intérêt . un noble désintéressement, une manière de faire et de dire toujours franche et aisée » toujours ronde; apprends à allier l'économie et Is générosité ; refuse-toi toute dépense superflue . mais persuade«loi bien que jamais les bienfaits ne forent mieux employés que lorsqu'on peut s'en senr ir pour gagner un cœur.... •
GHâFITRB XTII. «69
M. de Simonj ii*éuit pas de ceux qui aiment à répandre au loin les effets de leur lèle » tandis qu'ils négligent le soin de leur propre maison. Tout élaii réglé dans la sienne comme dans une communauté ; les heures du le? er » do la prière, du repos, du coucher, c Je ne puis passer sous f silence, nous dit une personne témoin de cette t constante régularité » la manière dont M. de ff Simony édifiait les gens de sa maison» ainsi que « les habitants des maisons foisines. Il les réuc nissait le matin et le soir pour prier en comte mun , il leur faisait de pieuses lectures , suic vies de courtes réflexions el de cantiques ana- « lègues aux instructions qu*il Tenait de leur « donner. •
Tous les moments qui n*étaient point réclamés par les œu? re» de religion ou de charité , M. de Simonj les consacrait h Tétude de la science sacrée. La sainte Ecriture faisait ses délices. Il 7 joignait la lecture assidue de quelques saints Pères • en particulier da saint Léon , de saint Bernard , de saint Ambroise» de saint Grégoire le Grand » et ses notes» fruit de tê lectures» montrent qu'il étudiait avec cette application prévoyante » avec cette suite sans lesquelles il n'y a point de véritable science*
Son seul délassement était la promenade et le soin q4i*il donnait à ua magnifique jardin » dans lequel il nffcctioniKiii surtout les fleurs » les
pérÎMèret et Im rachi. Lm braMé* liMplE* el nrite da U ulare anîeat pMP loi m aiirHi partiMUier. parca qu'allé* M pulaÏMt de Dïm «
le riBcneient sam efloru k de laJDtes et ululainf pemées. Il coDasiiMit dans le moindre détail , toatea les plantes , leur clauiGcstioii , (eur> propriitéa, la dilTéreace de caltureque chacune 4'ellea «tlg«. Les Iraraux térieux d'un long èpii- Mpat, et le poids des aaoées ne lui avaient p» - ftit perdre legoâi de cei ulilee et innocentes dis IreelMHK t et la dernière année de sa ïie, il charmait eeox qui ['accompagoaieitt dans ses promenade!, par ses obserratioos judicieuses sur 1'»nénageaiMt et la coupe des bois, sur le caraclËr el jea maan dei oiieaai , inr lei diffireolea miniires dont (It bitiaiaieot lean oîda, ceavaieai leurs œur» , élefalent leur* petite. Il ae négligeait du reato aocoo de ce» délaiU domestiques dan» lesqueb doit eolrer an aaattre de maiseB. Une lettre qu'il écrivait k n raur, retenue depuis quelque tempa k Ronea , nous dooae une idée de at tîh paisiUe et aaifarme , nais toujours occupée d'oeuvres de charité, d'étude ei de loua ces petio détails d'intérieur que oer* laines personnes affectent, nais bien i tort, de regarder connie le partage des émes miantiettsct cl des esprits étroits.
'• ■ ■ ■ J'ai écrit , comne la toi* , fc mIk petite fille : lu an diras si c'est cela que tu Toalais que
ciAnras XTiir S71
je di«e el «urloat 8*il 00 est résollé quelque bien . Bq même tempe qa*il ne iêttt ni être trop éteasér encore moios clécoiiri(;é de l*iDCODttaoce et de la iêgteeti de cette eofiint » il dut ne la poiot perdre de voe. Ce sont des caractères qoi fest courir bien des risques sTant qu'on soit panremi h une parfaite maturité. Il y a une histoire des sœurs de saint Grégoire qui lait trembler; mais j*espère, 00 plutAl j*ai confiance que nous n*en sommes pas îft. Te voilà donc lancée dans le tourbillon du monde ; grlces à Dieu , tu n'en es ni entraînée ni étourdie» Je prie Dieu qu'il en »oit de même de tes enfiints. Je conçois que tu soupires on peu après le repos de notre désert; cependant, je serais bien Ocbé que tu songeasses à revenir avant la fin de février ou le comme»cement de mars. Puisque te vdli toute portée à la ville, laisses-y éeoulor toute la qiauvaise saison; ce qu*il en reste paraîtrait peut«étre dur à passer à tes enfants, *pi^ qu'ils ont joui de quelques distractions au debors. le t'en supplie , ne me fais entrer pour rien dans tes arrangements à ce sujet » j'en sera» d éae l é. Je te désire • c'est vrai ; comment cela pourrait*il être antvement ? il est si doux de se retrouver au miKeu de ceux qu'on aime. Ma»» je ne manque de rien ; et » griœs à la nombreuse compagnie que j'ai dans moo cabinet à ma disposition » les journées se passent sans ennui. Je voudra» pouvoir
«;S TIB DK MOMBIONSOR »B SIMONT.
le dire que tout va bien quant à tes gêna, maU .^e oe te sais pas asses pour te Tassurer. Je réitère de temps en temps mes recommandations pear que tes ordres soient fidèlement exécutés. Je oe sais pas si Baptiste m*écbappe quelquefois; pour Rose , elle est assidue , elle file une partie de la journée. Le reste se passe en allées et Tenues que j'interprète bénignemenl.*. • •
Avec le 'fonds inépuisable de cbarilé et de tendre compassion que M. de. Simony portsît >att dedans de loi, il est facile de concevoir com«^ {bien il devait aimer à soulager toutes les infortunes* c II faut renoncer 9 nous dit un lémoia de sa charité » à peindre son industrie pour découvrir les misères qu'il soupçonnait» son empressement à les soulager, son talent pour obtenir la confiance des pauvres, son attention à ménager leur délicatesse. Ces pauvres gens sentaienè» à la manière dont il les traitait , que leur pauvreté était pour lui un titre qui les rendait plus cher ,1 son cœur. Dire tout le bien qu'il a fait» pendant le temps qu*il a vécu parmi nous , serait chose impossible. Il ne se passait pas un seul >our sans qu'on vint implorer sa charité, et jamais on ne l'implorait en vain. U n'était pas homme à publier ses bonnes ouvres , mais chacun savait qu'il faisait faire de fréquentes distributions de pain , de vin » de viande, de bois . de vêtements à tous les pauvres malades, des envi-
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roiM. Il payait» de plus, pour eux, très-largement 9 un méd^cio à Tannée , pour que les pauvres fussent toujours fisités et soulagés les premiers. « Sa charité pour les pauTres ma* lades , ne se bornait pas aux besoins du moment, elle pénétrait pour eux dus Tafeair.
Lorsqu'ils étaient rétablis , il leur procurait de TouTrage et les occupait quelquefois à des travaux asses improductifs pour lui, mais qui, sans les fatiguer, leur assurait un honnête salaire qui n*aTait point l'apparence d'une aumône. Si la mort venait à frapper un père, une mère, uniques soutiens de leur famille, il faisait életer leurs enfants à êe$ frais , leur procurait le métier qui leur convenait , et lorsqu'ils offraient quelqu'espérance, il n'hésitait pas à faire de plus grands sacrifices pour leur donner une éducation plus soignée.
Tant de bonnes œuvres qui allèrent toujours croissant jusqu'à son départ d'Osmonville , faisaient bénir sou nom , et le rendaient cher à tous les habitants. L'un d'eux ne croit pas pouvoir mieux rendre l'affection qu'on avait pour lui, qu'en disant : t Que son xèle, sa douceur, sa bonté, sa charité, en avaient fait l'idole de la contrée. • Cependant , quelquefois , il eut à f up-^ porter, pour prix de ses aumônes et de ses bienfaits • les injures , les reproches les plus insolents, de la part de gens grossiers qui venaient se plaia-
9^4 V>B ^^ 1ION9BIQ2IEUR DE SIMOKY.
dre à lui sans niénagenient , et tui adressaient des demaûdes aussi injustes que déplacées. M. de Simony n*opposa constamment qu*uoe douceur inaltérable i Tinsolence et à la rudesse die ces solliciteurs » qui exigeaient comme une dette les dons de sa charilé. • Si en faisant le bien , nous souffrons les outrages avec patience, disait-il alors p Toili le mérite devant Dieu ; mais où serait ce mérite , si nous troufions toujours dans «es pauTres gens la politesse et les égards qui ne laissent plus rien à faire à la patience? » Quelquefois même 9 il eut & gémir de Toir tourner contre Dieu le bien qu'il faisait. 11 s'était chargé 9 sur une simple recommandation» des frais d'éducation d'une jeune fille dont le père était en prison pour cause politique. M. de Simony la mit d'abord en pension à Paris, puis auprès de la sœur qu'il avait établie à Monterollier, pour préserver sa jeunesse des dangers qu'elle pouvait courir. Lorsque le père de cette jeune personne sortit de prison, en i8i4t il n'eut rien de plus pressé que de venir chercher son enfant , qui partit avec lui , sans témoigner la moindre reconnaissance à son bienfaiteur, sans aller même lui faire ses adieux. Peu d'années après , ayant rencontré dans les rues de Paris -une nièce de M. de Simony, elle s'arréu pour lui dire que , grâce à finstruction qu'il lui avait fait donner, elle obtenait beaucoup de succès
CflÂPITBE XTil. a^S
au tbéàlre. M. de Simony» en apprenaot celte nouTelle, fut plus sensible à Tabus que cette pauvre fille faisait des dons qu'elle avait reçus du ciel, qu*à son ingratitude; mais il n'acr cusa que lui-môuie , nous dit la personne qui nous fait connaître ce irait, et se reprocha d'avoir peut-être cédé trop vite et sans examen aux instances qui lui avaient été faites. Plus d*une fois encore , on surprit sa charité par des récits nnensongers, par Texposé de misères Tictiveâ , sans que jamais elle se soit refroidie. M. de Simony ne savait point refuser un homme qui se présentait h lui revêtu des livrées de la pauvreté; et tous ceux qui étaient malheureux, ou afiVctaient de Tclre, avaient un droit acquis à sa charité. « Après tout , disait il, il faut être bien misérable pour chercher h intéresser la charité par les apparences de la misère. 9
Il n'était pas nécessaire , du reste, d'être réduit à rindigence pour avoir part aux edTets de sa charité. « M. de Simony, nous écrit-on , était bon et bienfaisant pour tout le monde, et après tant d'années, la reconnaissance publie encore sa générosité. Ici , c'est un homme qui se trouve dans une bonne position de fortune , et qui déclare la devoir aux libéralités de M. de Simony, et à sa bienveillante recommandation près du nouveau propriétaire de ses biens. Là , c'est une bonne fermière qu'il a dotée, et qui jouit maio-
TU M MoiitxtaKiiift u knout.
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large part dam lea pertes qu'ils éprou*AioDl, Ud graDd nombre d'autres, cnltn , recouoaisseat <|a*ili lai doÏTenl et la prorKs^ioa qu'ils exerceni . et le peu de bien* qu'ili positdenl. > Un seul trail j fera voir avec quelle pénérositë il contiouaitsi protection cl aea loim li lout ce qui avait ^-lé 1 allacbé, même de loin , h son service Eu arrivant & Monlerollter, il avait trouvé un garde aittt figé. A son départ , il ne se contenta pa* de le recommander i son tueceueur, qui l'a tou- j fouri coDiervé, raaii il lui aervît constamnieot une rente de 5oo Tranca juiqu'i la mort (i847J • ei depuis , une rente de i oo franca h sa veuve. | Dam les néceaiité* exlraordinairet . sa charité 1 faiMitlei derniers cirortf.PeadBntleaduresaDnéei ' de i8i6 et de 1817, il fut laprovidenct: vivante I et le lauveur des panvrca dans lei paroîiiea de MoDterollier et de Si-Martin Oamonville. L'biver de 1 816 avait été froid et désastreux. Le manque de grains et de farine se faisait vivement sentir, et la fra^eor accroissait encore le mal. Dans plusieurs communes voisines, des révoltes avaient éclaté. Grftce b sa prévoyante cbarîté, aucuns
irooblet n*eiiraiil Ken 4ftM le pays qo'il habitait. Il acheta do blé en quantité , poor le distribuer aux paa?res. « Je bénis Dien» écrifait-tl à sa sœar qui était alors & Paris , de ce que to n*as pas respect de la misère qui règne à Osmonfillet et les inquiétudes des bruits qu'on y répand... • Que dcTiendrons-nOttS d'ici I sept mois qui doivent s*écoofer jusqu'à la prochaine récolte ? Dieu seul le sait. J'atais chargé M.... de m'ache* ter, è l'époque de Noël , do blé pour les pauvres* Il y a mis son liésitetion ordinaire; )e n'ai plus de blé » et il vaut maintentot cent francs. Dieu soit béni de tout. >
Nous ne pouvons passer sous silence on petit trait qui fiiit voir cottbieo la charité de M. de Simony était ingénieuse k veiller sur les moio^ dres intérêts dos paovres* En 181 S, il iBt cens* iruire , près de sa maison , on moulin • qui a été, nous dit un habitant d'Osmon ville, un bienfait pour tout le pays. En effet. M* de Si* mony* en louant ce moulin, se réserva le droit d'y faire moudre gratuitement tout le blé doiit il aurait besoin poor les pauvres. On autre avan« tage résultait de cet établissement, c'est qoe, par l'effet de la concorrence que ce moulin hU sait aux autres meuniers de la vallée, les peu* vres qui avaient do blé I convertir en fiirine poor leur usage , ftisaient Ihire ce fraf ail k meilleur cooqpte. ■ Voici en quels termes > moitié
joyeus , moiiié tirieu , il «ppwMMi à m mot U mise en âcUfité d^ çù nouvel éud^liiteomil : f Depuis ton dépari, il s*esl bit bien du brait à Osmonville, le moulin a engreiné mmrdi dernier, et à dii heures et plus du soir, lorwpie f attendais » un lirre à la main , dans mon lit , que le sommeil flot clore ma paupière. M- Basset m*a apporté les prémices d'une farine d*aae éclatante blancheur, ce qo*il admirait d'aulaot plus , qu'elle était faite de ton pauvre blé de U Croûte. Je Tai , sous ton bon plaisir, destiné aai pauvres. Le cœur de M. Rasset bat aussi fort que le moulin , qui fait un tapage de di^kU» et qui va un train i désoler les envieux. Déjà , od y apporte quelques meunages , mais point encore assez à son appétit , car on dit qu'il en a beaocoup, c'est-à-dire qu*il moud promptemeot.
Quant à moi , grâces à Dieu, je jouis sans passion du succès , mais je me reproche presque de trouver si amusant ce bruit , ce mouvement de la machine , ce tripotage de blé et de farine , les mines des avenanU» comme le disait M. Rasset, et leurs propos. J'ai bien de la peine aussi à penier qu'il y a un peu de crève-cœur ptPMir met confrères les meuniers ; mais je me persuade que cela fait tant de plaisir au public et tant de bien aux pauvres, que c'est une compensation. ..i Pour ne point interrompre le récit de sei bonnes œuvres d#ns ces deux aroisses , nom
CffAMTBB Xtll. 9^g
dirons qae plut tard» M. de Simony ne foului point quitter un pays qui loi était si cher, sans y laisser des témoignages durables de sa tendre aÂ> fection pour les pauvres » et de sa prévoyante sollicitude pour leurs besoins. Il donna par acte notarié^ à M. le curé deMonterollier et à ses suc-^ cesseurs , une rente annuelle et perpétuelle de trois cents francs , pour être employée toute entière en nature et non en argent » au soulagement des vieillards » des infirmes et des malades • et à. Tacquisition de tous les objets nécessaires aux enfants pauvres que Ton verrait plus assidus aux offices et instructions , et plus réglés dans leur conduite. On ne sera pas étonné que M. de Simony pose ici comme condition d*une partie des secours qu'il destinait aux indigents, l'assiduité aux offices et aux instructions religieuses. Il ne pensait pas» comme le disent quelquefois certaines personnes » que ce fut abuser de la misère des pauvres que de les obliger , au moyen du pain matériel, à venir recevoir le pain de la parole qui nourrit Tàme. il regardait avec raison l'instruction chrétienne » comme la seule bise véritable des devoirs , la source uni • que des consolations dont tous les hommes^ mais les pauvres plus que tous les autres » ont un si grand besoin , et il disait souvent que, malgré leur misère , ils ont encore plus besoin de paroles de consolation , d'encouragement , en un mol
dlnâtroction qna de pêin. M. de Suneoy denaa •uxpaafret deSaiol^llertie OMaenvUle. eee renie eoiiaelle de mèoie Belwe • de ee»i fireno.
Oa ceneêtl èêê^b Fespril de relifiea deel M. de Simony élail teimé, el VêOêcAm fell portail à la maUon de Oteo, pour pewer fMlti i%li99$ de cet deex paroiiiea m fiiiMl poial eebliéet dans lei pieatet libéralise. U eiialeil aa- Irefoii, h reslrémilé de la pareiaae de lleDiefeniai vert MatboBTille, ane cbapelle dédiée à aaia( Déliré» où te rendaieol eo pilerinage eevs foi étaient atteinta de fièvrea imeraaillenlea. Dapw longtempa cette cbapelle était tosbée en roinai. M. de Simony résolut de la rapproeber de Téglite dont elle était fort éloignée. Ce projei allait receroir 8on exécution, lorsque M. le curé et loi principaux habitants prièrent M. de Sinaooy d'employer la somme qu'il destinait à celle cbspelle» à la restauration de l'église de Monterotliar, dans laquelle une cbapelle pourrait être dédiée spécialement k saint Désiré. M. de Simony ne voulant rien décider par lui-même , demsunda et obtint ranlorisatien nécessaire, et fil don I Téglise de Nenterollier , d'une somme de dense cents francs pour l'embellissement de l'église et la décoration d'une cbapelle qui porte maintenant les noms de Saint-Julien et de Saint-Désiré.
Le cimetière d'Osmonville , depuis le destruction de l'église , était resté abandonné. M. de Si-
CtAVfTBB XtlI. S8l
nrooy • par respeci pour ce lieu coniaeré par la religion , racheta » le fit enclore de murs » et lorsqu'il rendit sa propriété , il en fit là réserve expresse pour qu'il ne pût jamais être lirré à aucun usage profane. Plus tard , il Constitua une renie perpétuelle à Téglise de Monterollier , k la charge de laire célébrer chaque année une messe de Requiem , pour le repos de l'âme de M. et de M"* de Sully et de M. Maximilieû de Sully, et aussi une messe haute de Requiem, le jour anni ▼ersaire de la mort du donateur • lorsqu'il aurarit plu b Dieu d'en disposer eti l'apl^lant i lui. Indépendamment de cps dons extraordinaires , iV contribuait annuellement à rembellissement , à l« décoration de ces deut églises , à Tachât d'ornements , et de tout ce qui poûrait contribuer à* Ja décence et à la majesté de roffice difin.
Ce fut dans cette même année de 1816, alors qu'il répandait dans le sein des pauvres les tré* tors de sa charité , que sén cœur fut de nouveau soumise une cruelle éfMiife » en apprenant la maladie mortelle de tt Cbirvaux , son premier élève p qui lui était resté uni par les liens de la plua tendre amitié. Il se rendit en toute hâte à Bellegarde, pour assister son cher enfant et recevoir son dernier soupir. La mort l'avait prévenu. Il ne trouva» en arrivant, que des restes inanimés • des larmes , une douleur sans mesure , maia aussi une foi victorieuse et une résignation-
tSa VIB M KOll^BMMMIfr M •IKOlIT.r
tonte d^réUeoM. M» 4e SivKMiy, («itenl k sa •oor le irUle récil de celle tçèm de doeieiirs • le lermiiie par celle peoiée » que le« perles auliî* plidet qu*U afeil fiiilei , loi avâicBl reoMlue familitoe. < Je coii(oi« , ma cbère amie • que ce irais du monde qui a^ablii à Forges les Baux » i»e te con? ienne pas beaucoup » mais ce n*esi plus que qudquea semaines fc palienler. Palienloua ainsi jusqu'à la fin db noire We » et nous trenverens là le repos » car il n*esl pas ailleurs. Ob I quand es|pce que Dieu nous prendra dans sa gricel Dieu arrange Vian foules choses , In^mie amie ; puisque comme il nous veut toui k lui, i) noua délacbe peu k peu de loul sur la lerre et nous montre qu'il n*y a que lui qui mérite notre aflection , puisqu'il n'y a que lui qui demeure. »
GHAPirai xviit. iiS