‹ Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 43 sur 67 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

lfO«TgA0X RAPrOBTS DB M. DB 8IK0IIT ATBC M. DUBOUBCI. — ZkLB BT QknkMOêtTk PB «• ta MlfOBT. — M. OB SlIfOlIT FAIT L8 VOTAOB DB BOIIB. — €B QUI L'iBTiBBMB tlIBTOBT DABf CB tOTAOB. — COBBBtPOBDiJIGB BBIJCIBB8B Ml.

H. DB JIMOmr A¥BC VRB BAKB PBOVBSTAJITB.

Ju.» M Snfomr n*étaH pas pealé speefBteitr i»-^ dîfféreol des grandes BgiUlioiit » dooi la France fut le théâtre depuit »7ga jasqu'en i8a&. Non-^ seulement.!! amit des conTictioos politiques pro» fondes et bien arrêtées , nuiis il ressentait mement les nualbeurs de soo pays* Il salna donc avec ioie le retenr des Boarfcoaa Gonune un gage de paix al de bonheor pour In France » pour l'Eglise el pour l*Eorope entière.. Ses firères^ depuis si longtemps exilés» purent enfin rentrer dans leur patrie , el y reprendre dans la nHMrino les emplois et les grades que leurs serricet leur avaient acquis. Tootefbis, M., do Sîmony déplero

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aiocèreBieot lei suiles détatire to t pour la France de IHofasioû des alliés et de leurs prétaDtioos eiLorbiiantes. t L'empereur d'Autriche , écri?aitîl de Paris («7 mai i8i4) * n'emportera pas les bénédictions des bons Français; il paraît qn*il voulait être très-exigeant, mais la fermelé du rei et la générosité d'AtMLandre Pont forcé* de rabattre de ses prétentions. »

On se souivent de Tétroiteamitié qui esiatnîleDtre M. de Simony et M. Doboorg. Un é r é a c tae n t inattendu vint procurer k M. de Simony la phi douce- satisfaction qu'il pût goûter, cdlo de refoir après tingt-quatre ans d'absence , cet ami qui loi rappelait des sourenirs si chers à son cnur.

M. Dubourg» après quelques essais qui n'avaient point répondu à ses espérances, avait été mis è la têle du collée de Baltimore par M. Nagot, soa ancien maître. La Louisiane» ayant été cédée aux Etats-Unis en i8o3, l'évéque Espagnol s'était retiré» et M. Carrol, évéque de Baltimore» avait été nommé par le Saint-Siège» administrateur dn diocèse de la Nouvelle-Orléans. Il ne pouvait à une si grande distance veiller aux intérêts de la religion » il proposa donc à M. Dubourg de le remplacer» et celui-ci se rendit» en effet» dans la Louisiane. Mais sa mission y éprouva de grands obstacles»' un prêtre Espagnol refusa de reconnaître sa juridiction; M. Dubourg crut devoir informer le Saint<>Si^e^de l'état des choses. li

CIAMTBI XTUI. A5

fêiêà eu Europe eo 181&» fat stcré à Bon», le i4 tepCeiiibre de la même année, éTéqoede la Louisiane ; ei attendu le tchiime qui ré|^ail à la Noufelle-Orléant» il obiini de fixer sa résidence à St-Lottis » au nord de son diocèse.

Afant d*y retourner , il Tint en France dans le dessein d*y recueillir des dons pour sa mission , et de réunir quelques ecclésiastiques pour parla|;er ses traranx. M. de Simony accompagna M. Dobourg dans une partie des royages qu'il fil en France, et Toolut prêter à son œurre le concours de son lèie et de sa générosité. DiflTérentes lettres de M. de Simony et de M. Dubourg luimême , nous apprennent que ce ne fut pas inu«tilement.

• Je n*ai pas besoin de te dire , écrirait M. de Simony à $ê sœur, comment nous aïons été reçus à Bordeaux; cet eicellent prêtai trouTo partout des cœurs qui Toient au-defani de loi ^ c*est te dire combien j'ai été heureux de passer ces quatre jours de route dans sa compëgnie.

J*ai ? o M** Fournier, sa sœur, c*est une femme bien bonne et bien défouée k la cause de Dieu. Elle sert la mission de son frère arec sèle et dia<* cemement. Je suis logé au séminaire, parce que c'est le que mon éfêque a pris poste. Je fois qu'3 ne le quittera guère qu'après les premiers jours, du mois prochain. Ce n'est pas ce qui me réjouît le plus. Mgr n'est pas expéditif de son nalord ».

%9i TIB DB KOUtBIGRBIIl DB SIIIOHTa

juge ce qaeee dohéire cjttand il t'agii d'expMier A près de deux mille lieues, cinq oo sik religietitet et autant de nitsicoDairet ! C'eit une belle el Uen diflfeHe entreprise que eèfle dont il t'ett chargé , «t il t'en tirera parfoitement bien. // • im main de Dieu kanne sur luL Rien n'es^ admirable comme les traits de proTidençe dont jotqtt*ici il a été Tobjet.... Tout cela est admirable et inspire le désir d'être appelé à une Tocation si sublime ; mais il faut des saints et je ne le suis guère* •

Ce fut pendant ce Toyage , que le télé el l'amitié lui fiiiaait entreprendre » que M. de Simony eut le bonheur de re?oir le pays qui l'avait tu naître , et les différents membres de sa famille dont il était depuis si longtemps éloigné. La tendresse de son cœur est asseï connue pour qu'on puisse se faire une idée de la joie qu'il dut éprouver : c Tu ne saurnis t'imaginer, écrit-il à sa sœur» le plaisir que je me fais de ?oir tout ce monde , dont je connais par moi-même une bonne partie et dont on me dépeint le reste comme ce qu'il y a de plus gentil et de plus aimable... Mgr Dubourg ▼a partir» il veut se charger de cette lettre et te la porter lui-même. Il te dira ce qu'il a pu juger de la famillcL» au milieu de laquelle il me laisse. Ma belle-sœur est arrirée afant-hier soir» les petits enfants sont charmants , les nièces fort bonnes et aimables » le nouveau nefen, excellent

MSfti. Profile bien du séjour de monteiguaut , lu n iroureras peu d'aussi bon » d*aussi aimaèle , l'«ussi vertueux. Je t'assure que peu s'en fiint [ue je ne dise: Je ne le quitterai jamais; mait I me semble que ce n'est pas encore là que le >oa Dieu m'appelle, t

M. de Simony poufail se lirrer sans crainte et ans réserre aux vifs sentiments d'aflfection qu'il iprouvait pour sa famille. Elle en était digne à OUI égards, t Je ne tous dirai pas , lui écrivait Jgr Dubourg , quel plaisir je ressens du bon et latteur souvenir de votre aimable famille» et des oins que vous y#ais donnes pour mon afiaire* lépétez bien » je vous prie, à vos dames , au cber ieveu et à ces intéressants enfants » que mon imajination et mon cœur n'ont cessé d'être remplis l'eux. Que vous êtes heureux, mon ami , sous es rapports qui doivent le plus intéresser une ime sensible et vertueuse I La famille de Villers sst une répétition de la fiimille de Simony : perçut les mêmes grâces , la même bonté , la DÔme piété. C'est le fonds de votre ftme qui e réfléchit dans tout ce qui vous appartient •

;omme en autant de miroirs fidèles Vous

iraignez de n'être pas heureux dans les mouvenents que vous vous donnei pour ma mission* )a*y faire ? Ne rien négliger de son cAté de co |ui peut se faire avec douceur et prudence , el aisier tranquillement à Dieu le soin de bénir noe

iM ns M iMiiiiifiiiifi M tmoinr.

HSotHf ib n^ai ierool pif moisi hmn réoem* p e ni é t fmn tToir élé moiût frncliieax. Let ttàtm è Lyon ii*o»t pa* élé itérilei , el fai qiielf«*6tfoir qa*ilt teronl égalemenl heuren h Paria ef A 6and« J*ai coofiaooe que celui f «i a e ùmêmmue é ûeUe banne œuvre^ la perpétuera ei PafferttUra. Je Ifouve mon compte li loi od abandomier la charge » et il j trooTora lai-mérae celoi de m propre gloire. Ipsi glaria in êœeula, »

M. de Simon j étant resté à Toulon wa pen phii léngtempt qu'il ne TaTait préf o , M. Dobourg, qui désirait mement le refotr oTant son départ pour la Louisiane, lui en fit de doux reproches » tout en le remerciant de Tin* lérét qu'il a?ait su exciter pour le succès de son osuTre. t Je commençais à trouver le temps bien long , mon cher Siniony , ou à craindre que tous ne tous fussies perdu en route , ?ous attendant ici d'après tos promesses , immédiatement après Pâques. Je Tois par Totre chère lettre du 1 9 , datée de la campagne , près Toulon » que le duleis mmar patrîm . et les charmes encore plus doux d'me famille si digne de TOlre tendresse » Font emporté sur tos résolutions» ce dont je laisse aux rigoristes à tous faire le procès. L*é* goisme cependant pourrait bien tous attirer de ma part tes mémos querelles » si tous ne nao donniet pas Tespoir de tous embrasser encore aTant mon départ. Mais gare k tous ^ si tous no

CHAPiTii xirtir. t8i|

Id réâliies pa8. Jo terii sftrêinenl à Bordeaux à la fin de mai ; il faut vooi j rendre , ai ?ous von* les que je ne Croie paa qa*ttn long aéjour dans le Midi a produit ton eflbltar roos.

fl Mon passage par Marseille» qui m'a procuré d*ailieurs de si douces jouissances , n*a donc pas été inutile à ma mission » grâces k votre intérêt et à celui que tous arex su inspirer. J'ai refit de M. H...» leâ 1600 fr.» plus les aoo fr. que vous l'aviez chargé de me donnera votre compte. C'est un excellenl homme dont rokligeanoc et les principes justifient bien votre confiance* Mon séjour en Flandre cl à Paris ont aussi pfo« duit au-delà de mon atlèflte. Que d'obligations j'ai contractées I Pries Dieu que je sois âdèio à les remplir. Ce n'est pas seulement du matériel que j'ai recueilli » j*ai encore recruté des hommes , surtout dans cette benne el malheureuse Belgique. Ma colonie sera asses forte poor les temps et les moyens... • »

Les circonstances obligèrent M. Dubourg de partir avant le retour de M. de Simony* La ieltre d'adieu qu'il lui écrivit montre la tendre amitié qui unissait ces deux âmes vertueuses el la natve et confiante simplicité de leurs rapports mutuels, fl II me faut donc renoncer au bonheur de veut embrasser » mon cher Simony » puisque fe para sous huit ou dix jours. La volonté de Dieu soit faite , c'est d'ailleurs peut*étre un déchinsmeut

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