VIE PE MOIISEIGIIBIIE DE 811I0RT
de plus qu*il veut in*épargner. Quelle idée ttez* TOUS eue que je pourrais charroyer tout mon monde et tous mes eflfets à Toulon pour m' j embarquer ? Certes» si le roi avait mis à sa bveor celte onéreuse condition , il m'eût été moins dispendieux de m*en passer... J'accepte avec grand plaisir . l'offre de M . le vicaire de St- Vincent d« Paul. J'ai disposé encore une fois de votre générosité, mon cher Simony ; M. Biaise » Timprilaeur » étant venu me proposer des Jouméeê <f s Chrétien , à so sols , je me suis souvenu de la promesse , ou plutftt de l*offre spontané que vous m*avies fait, de m'en donner foo. J'ai en conséquence prié ledit M. Biaise de m*en faire l'envoi à Bordeaux , à votre compte. VoiU ce qui s'appelle disposer de ses amis ou les prendre au mot. Si vous trouvez beaucoup de personnes sur votre route , qui aient la même bonne volonté que le respectable vicaire et vous , vous n'avex pas besoin de ma permission pour les enrôler , ni pour les assurer de ma reconnaissance et d'une part abondanle dans les prières et dans les fruils de la mission. »
Deux ans plus tard , dans les premiers mois de Tannée 1819, M. de Simony fit le voyage de Rome avec 1^1. Tabbé Letourneur , un de ses amis intimes. Il était conduit dans ce voyage par un autre sentiment que celui de la curiosité. Ce n'était pas tant la ville des arts que la ville des
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miracles et des mtrtyrs qVil allait visiter. 11 désirait voir cette ville prédestinée de Dieu à devenir la capitale de la religion , et cette chaire de vérité » d*ob Pierre continue de confirmer ses frères dans la foi. Une circonstance particulière venait ajouter pour lui à l'intérêt de ce voyage , c'était le désir de voir et de vénérer le succe»seur de Pierre , dans ce vénérable pontife qui , comme le prince des Apôtres» avait dans sa vieiN lesse tendu les mains aux chaînes qu'on lui présentait , et qui » lui aussi» avait vu ces chaînes se briser miraculeusement » comme celles de Pierre dans sa prison. M. de Simony espérait aussi puiser à leur source » cette augmentation de foi et d'amour pour l'Eglise catholique que reçoivent les enfants de Dieu » de leurs communications directes avec le Saint-Siège.
Nous avions espéré trouver dans les notes manuscrites de M. Letourneur y quelques souvenirs d'un voyage aussi intéressant » mais M. Letour* neur a détruit tout ce qui tenait à sa vie sacer* dotale , et nous n'avons pu recueillir de lui que cette seule phrase qui résume à elle seule toutes ses impressions : t Mon voyage de Rome me fut doublement agréable ; je visitais la ville des saints , et je la visitais avec un saint, » Ici donc comme pour les autres circonstances de la vie de M. de Simony» c'est à ses lettres intimes que nous sommes obligés d'avoir recours. Ces
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leilfM « aÎDii que bs prieédentéi , t«nl empreintes 4'ua prefend sealiaieBl de fei ei 4e ptélé. Il iemUe que M. de Simenj ne poimit écrire vne leltre iant q«e la religion vlni j imprimer ton ceehei. Veîoî cenme 11 appraad à m scHir ion errif ée dene le Tille ilemelle (iio men 1819) :
f G^eit mardi dernier » chère Uraulelle» qnV près cinquante jeura de route, nona mua aemmei enfin treuTés dena la oiqittele du monde , k mère et la maltreiae du inonde chrétien • et le centre det heaux^erta* Chaque paa q»e Ton lail dans cette ?ille merfetUeuae , fournit quelques sujeU d*admtration , surtout pour dea coBurt comme les nôtres, qui, sans être indiflttrenli aux choses de geût et de magnificence , aux souvenirs que réveille l'histoire du grand peuple, sont surtout touchés de ce qui a rapport à la religion » et A la religion seule véritable , source du beau et des mouvements les pius sublimes de Tesprit et du ccsur.... J*ai vu hier le Pape à Saint-Pierre , et j'ai eu le bonheur de recevoir sa bénédiction. Je ne m*]r attendais pas , et je 0*60 ai pas eu moins de plaisir. Il est bien vieux, | bien pâle , mais pas trop cassé* Je l'aurais bien reconnu d'après ses portraits. J^espère qu'un îour viendra où nous aurons le bonheur de l'approcher et d'entendre quelque parole de sa bouche. Nous avons dîné avant -hier che« t'ambassa-