‹ Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 47 sur 67 · CHAPITRE XYIU» 3ol · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYIU» 3ol

force de cooveoîr elte-mëme du besoin qi/ie cha* cuQ a de croire sur rauiociié de TEglise.

c ••• Ne me dites pas, Madame» que vos lettres sont trop longues et ne me faites point d'excuses sur le temps qu'elles me prennent, c'est me faire tort, je vous assure ; crojez bien que je ne saurais jamais avoir d'occupation qui me tienne plus au cœur que celle de cette correspondaQce, dans laquelle j'ai osé concevoir l'espérance de vous être utile. Vous craignez, me dites-vous» que la partie ne soit pas égale; mais. Madame, il ne s'agit point d'une lutte de vaine gloire » ce o*est point entre nous à qui l'emportera. Il s*agit purement de la vérité. Bile a ses marques certaines » el il ne faut qu'un esprit droit et un cœur bien préparé pour les saisir et s'y rendre. Si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas, diteit J.-C? Donc ne regardons pas d*où elle nous vient, mais saisissons-la dès qu'elle brille k nos yeui. Pourrions-nous faire dépendre de si grands intérêts ou de vaines subtilités , ou de notre indifférence ? Notre but n'est point d'entrer dans ce$ controverses qui ont exercé de part et d*aulre les plumes de tant d'hommes de science el de talent ; tout est dit sur ces points. Mais il y a des principes évidents , des faits palpables et à la portée de tous ; il sulBt du bon sens pour les buisir et de la bonne foi pour en déduire les conséquences. Vous avez pu remarquer déjà , Ma*

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dame « que c'est à cela seol que je veax ramener toute notre dUcusiîoD. T reooncer ii cette èîfcutsioD 9 ce serait sortir de ?os propres principes et reconnatlre votre iDsuflbance à démêler le point essentiel auquel vous devez toos arrêter : car il faut, on reconnaître que tous avec toutes les lumières requises pour ixer invariablement votre foi , ou ne point mettre de termes à vos recherches. L'idée que d'antres plus savants que TOUS peuvent avoir des motib solides , mais qui TOUS sont inconnus, de rester dans une opinion analogue h la vôtre , ne peut vous suffire , poii • qu'en même temps tous soutenez qu'ils sool également sujets à l'erreur. Jusqu'à ce que vous ayez admis une autorité, c'est de votre examen personnel que doit sortir Totre croyance, et jamais TOUS ne pourrez être tranquille sur Totre foi, que tous ne tous sojiez convaincue que rieo n'a manqué de Totre part pour flier , sans aucun doute, celle h laquelle Dieu a attaché voire salut, f

On désirera sans doute connaître le fruit do cette correspondance que M. de Siiliony continua pendant quelque temps. Le mari de cette dame enl le bonheur de reconnaître l'erreur où il était engagé et de mourir, il y a quelques années, dans le sein de l'Eglise catholique, h laquelle il s'était rattaché par une conviction sincère. Ses prières , jointes à celles du pieux pontife auquel

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il est maînlenanl réuni dans le ciel, obtiendront, nous Tespérons , 5 son épouse et à toute sa famille , de suivre l'exemple de sa foi.

VIE DE MOKSEIQNEUE BE SIMORY .

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