VIE DE II09SEI61IBUE DE SIIORT
Mgr de Simony loi répondit a?ec bonté , qu*ii le verrait toujours a?ec le plus grand plaisir» maii qu'il s'était habitué à n'a?oir besoin de personne.
On peut juger de l'extrême simplicité de sod genre de ?ie par le trait suivant. Il invitait ordinairement ceux qui l'accompagnaient 1 l'office ou à la pr<»menade , à partager son modeste repas. Un jour, revenant de la promenade » il prie un directeur du Séminaire de vouloir bien dîner avec lui ; puis il ordonne à son domestique de mettre un couvert. Mais sur la réponse de celuici , Mgr de Simony se retourne et dit avec un sourire des plus aimables : c Mon cher ami , j'en sais bien fâché , mais il parait qu'il n'y en a que pour un ; heureusement, vous avez encore la ressource du Séminaire. • A quelques jours de le » on lai avait offert quelque pièce de gibier ^ il fit l'hoaneur à la môme personne de l'inviter de nouveau , avec cette grfice qui lui était ordinaire.
Cependant, tout en pratiquant à Tégard de tous ceux qui le visitaient , cette grâce , cette amabilité, qui répandaient sur ses vertus si pures un charme inexprimable de candeur et de naïveté , Mgr de Simony se préparait sérieusement à la mort dans le secret de son cœur et sous les yeux du souverain juge. A le voir , of- j frant les saints mystères avec une piété tout angélique » ou prosterné des heures entières au pied des saints tabernacles ^ il était facile de juger
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qu'il soupirait dans son cœur après la céleste patrie , qu'il la Toyait de près , qu'il y habitait par la ferveur de ses désirs et de son amour. La pensée de la mort revenait souvent dans ses conversations ; il l'envisageait sans crainte , il la dési rait même , et un jour qu'il éprouvait une diffi* culte plus grande à se lever et à marcher , il parla de sa fin prochaine » ajoutant avec sérénité : c Quand le bon Dieu le voudra , et le plutôt sera le meilleur. •
Depuis quelque temps, Mgr deSimony avait vu successivement disparaître presque tous ses anciens amis ; dans le court intervalle de trois ou quatre ans, il eut à pleurer la mort de MM. de Forbin- Janson, Letourneur ( i } ; de M M . Lucotte et de Sambucy, chanoines de Paris , et de Sladier, inspecteur de rUniversité, avec lesquels il avait passé les jours heureux et paisibles de sa première jeu* nesse ou de son séminaire. Il avait encore quelques amis bien chers , et l'un d'eux , Mgr Manglard, évéque de St-Dié , lui écrivait le i*' février 1848 :
(i) Le trait laivant fert voir avec quelle docilité les amii de Mgr de SinoDjdëféraient â tes sages conteilf . « Je ne fui pat éfèque eo 1827, disait M. Letoumear, parce qae Mgr de Simonj, qui sentait jusqu'où il faot porter la douceur dans radntnîstration, me trouvait encore trop caustique et trop pétulant. Quand on m'oflEnt réfèehé de Verdun, en 48S6, je le consultai de nouveau, et il me répondit : « Maintenant que vous vous êtes brisé à vingt écneils, ailes, vous aves encore asses de vigueur, et vous comprenea ce qu'il faut de bonté pour gouverner les Imes ; laissei-vous imposer les maint. »
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i U (bl im teiips ob , tous le sarez » doos quatre, nous aioMot beaucoup, Mgr Lelourneir, le bon LuGoUe , tous et moi. Il ne resie phis que roua et moi» et alors il faut que nous nous akuisai pour les quatre. Pensons souvent l'un à l'aolR devant Dieu , prions pour nous mutuellement et pour ITglite. • La mort deyait briser bientdt icibas les liens qui unissaient ces deox anab ; msb Tun ne défait pas surrÎTre longtemps è Taotn. Mgr Manglard mourut deux jours OTanl Mgr de Simony , et leurs obsèques eurent lieu le même jour.
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