‹ Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 63 sur 67 · TIE DE 1I0>'S£1G4NEUE DE SIHOST · texte numérisé non relu

TIE DE 1I0>'S£1G4NEUE DE SIHOST

les iofirmiiés venaient encore aggraver. En quelques jours» le mal fit des progrès eflrayaots,eC on crut devoir» sans délai» lui adminialrer les dei^ niers sacrements. Mgr de Garsîgnies , que la maladie d'un de ses frères avait éloigné de Soissoos pour quelques jours , étant rentré le 5 février ao soir» lui rendit lui-même » sans tarder, ce devoir de piété filiale » à la fois si douloureux et sî consolant. L'heure avancée et Timpossibililé de prévenir à temps le Chapitre de la cathédrale , ne J permirent pas d*apporter à cette louchante cérémonie Tappareil solennel dont eUe est ordinairement environnée. Le vénérable poufife aconit aux prières si belles de J^Eglise, avec do sentiment de foi et de piété dont il arait donn^ toute sa vie tant de preuves admirables. En le voyant les yeux fixés et les mains tendues vers la croix, on eût cru voir saint Martin, dont il est dit que, sur son lit de mort, il priait avec une ferveur infatigable, et répétait à ceux qui l'invitaient à prendre quelque soulagement : « Laissez-moi plutôt regarder le ciel que la terre. • Cette parole » que Mgr de Simony dit après son administration , montre bien que telle était la disposition de son âme. t Pour celui qui aime Dieu, disait-il , la vie et la mort sont tout un. » Depuis ce moment » Tauguste malade parut tendre vers une fin prochaine; le Saint-Sacrement lut esposé toute la journée du 6 février, dans

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. la.chapelie du sérainairç » oh les fidèles vioreot ea foule prier pour celui. qui, tant de fois , arait ' appelé sur eux les bénédictioDS du ciel. Le. mardi niatio , 6 février, on le crut à toute exlréo^ilé. Ou s'empressa de réciter les prières des agojQisaiits. Gomme sa mort paraissait immiaente, oji contiJDua d'entretenir son esprit et son cœur. de toutes les pensées, de toutes les affections qi|i doivent inspirer alors la foi , l'espérance et Tamoor. Il demandait lui-même qu'on lui suggérât quelques versets des psaumes, et il les suivait.de cœur et de, bouche, avec une ferveur qui édifiait et ravissait ceux qui lui rendaient ce devoir de piété filiale. Une scène touchante eut lieu dans cette matinée, lorsque Mgr de Carsigniea» à genoux et fondant en larmes , lui demanda de le bénir une dernière fois, lui et tout son Diocèse; on vit alors ce saint pontife réunir tout ce qui lui restait de forces, se lever de sa couche de dpuleur, et appeler dans toute l'effusion de son cœur , les bénédictions du ciel, sur un pasteur et sur un troupeau qui lui étaient si chers, f Père saint , disait-il, avec le pasteur des pasteurs dont il avait été la vivante image, conservez en votre nom ceux que vous m'avez donnés ; déjà je ne suis plus dans le monde; pour eux ils sont dans le monde, et moi je viens 5 vous. » Puis, jetant les yeux sur les prêtres , témoins attendris de cette scène déchirante. • Pour vous , semblait-il leur dire avec

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le grand apôlre, veillez continuellement » sapporlez constamment tous les traraux , accomplissez fidèlement votre ministère , car pour moi )e suis près d*étre immolé , «t le temps de ma mort approche. • Tout annonçait, en effet, qu'il tducbait à sa dernière heure; on laissa entrer plusieurs ecclésiastiques qui demandaieol comme une gr&ce de venir contempler une dernière fois leur père el leur plus tendre ami, et recevoir de lui une dernière parole , une dernière l^énédrcliou. Mgr de Simonj les accueillit toua avec fa bonté, avec le calme qui lui étaient ordinaires. Au milieu des angoisses d*une nature défaillante, le chrétien , TëvtqQe paraissaient toujours , et toutes les paroles qu'il adressa successivement aux personnes qui se présentèrent , forent empreiotes de celle foi vive , do cette piété tendre qu'il avait nourrie par ses méditations , par sa prières , et par l'exercice de toules les vertus. Le soir du même jour, comme le danger continuait , deux élèves du séminaire passèrent la nuit en prières dans une pièce voisine , et un de MM. les directeurs se tint constamment près de lui, pour lui suggérer par intervalles , de pieux sentiments. Au milieu de la nuit , lorsqu'un autre ecclésiastique vint relever son confrère dans ce pieux office , Mgr de Simon j les embrassa tous deux avec une affection toute paternelle en leur disant ; n Mes enfants , priez bien le bon Dieu

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