CHAPITRE VIII
lans les mêmes profondeurs, s'en empare-t-elle avec la nême puissance, la préserve-t-elle au même degré? Xon, ille ne le fait pas, elle ne le peut pas. Et pourtant, qui- :onque aussi voudra se rendre compte de ce qu'est l'éducation sera forcé d'avouer que sans cette influence intime ;t pénétrante cette œuvre ne se fait pas. Est-ce parce qu'on )e le sent que trop qu'on a essayé de contester à cette iducation précisément cet avantage incontestable? Par un nconscient remords peut-être, un de ceux que cette éducation accuse le plus, M. Renan, a cru pouvoir taxer de utilité cette manière d'inculquer la religion. M. Renan 'arrête ici, comme toujours, à la surface des choses : omme si des alvéoles vides de leur liqueur étaient le [oux rayon de miel! Et récemment, dans une grande euvre pédagogique, un Inspecteur général de l'Université, oyal appréciateur d'ailleurs des qualités éminentes de ce irand éducateur, mais trompé ici par des préjugés universitaires et voltairiens, a taxé ce système d' c internat nonastique », et il a opposé à cette éducation « cléricale » e qu'il appelle l'éducation «française1 ». Mais quoi? ne >eut-on tenir l'œil de l'enfant fixé sur son éternel avenir, ans lui faire oublier pour cela la patrie terrestre? Y a-t-il ncompatibilité entre ces choses? Que veut-on dire? Pour ouloir faire des chrétiens, se met-on dans l'impossibilité e former des hommes? J'ajoute, et je défie qu'on fasse à ela une réponse quelconque : l'éducation donnée par les aïques a-t-elle un seul moyen moral dont ne dispose égaement l'éducation donnée par le clergé? Et celle-ci ne lossède-t-elle pas en outre dans la religion un moyen 'éducation souverain que l'autre n'aura jamais au même egré? Voilà la vérité des choses. Et quant à la manière .'agir sur les âmes par la religion, prétendre que ce qui rappe l'imagination des enfants ne va pas jusqu'à leur àme, 'est l'appréciation la plus superficielle, la plus antiphiloophique,la plus ignorante de la nature des choses : de ce |ue c'est que l'enfant et que l'homme, de ce que c'est aussi [ue la religion. Est-ce que, à la base de cette éducation,