CHAPITRE XII
qui se promenait dans l'église, regardant çà et là en curieux tout à coup la vit disparaître dans une clarté e"
SLTm ÏT " m°ntra à SfS re8ards' savonnante. Quand M. de Bussieres revint, ,1 |e trouva prosterné et tout en larmes. « Je l'ai vue! je l'ai vue! s'écriait-i elle ne m a rien du, mais j'ai tout compris. » « Oh l ce mon sieur, ajoutait-il, en parlant du défunt, a bien prié pour moi! » E i demandait instamment le baptême II était jeune, ,1 était riche, il était fiancé à une personne de sa religion qu il devait épouser au retour : et il était prêt à tout quitter pour se faire chrétien ; plus tard il est devenu prêtre et apôtre. Cette conversion fit une grande impression dans Rome. On accourut en foule à la cérémonie de abjuration et du baptême. Ce fut l'abbe Dupanloup nue 1 on pria d interpréter les émotions de tous. Son âme eu" ce jour-la de ces cris qui étaient sa grande éloquence € Heureux a dit le converti lui-même, ceux qui |'0m entendu ! Car les échos de cette puissante parole qu'on a eTle-emêmPeU: '^ ne ^^^ ™« de l^ole Cela se passait dans l'église du Gésu, le 31 janvier 184* Le 7 aVrl , abbe Dupanloup était de retour à Pans avan passe quatre mois à Rome; et quelques semaines après écrivait al abbe Lacroix' : « Je suis dans l'ouvra|é pi dessus la tête, regrettant Rome et ma paix, et vos douces conversations le long de ces rues tranqu I es e, vô bonne et secourante amitié. Priez pour moi : j suis je e •e dans des affaires et des succès difficiles à pore » Ces succès, c'était son cours à la Sorbonne.
de^cience' rL'inT^J' ï" Je, S'°CCUper «*»— t d'une œuvre
cardiu 1 Feseh „'èurna d '°',Ve ",' aul°»raPhe 1»"» les papiers du
Il l'avait repris, huit jours après son arrivée, avec un éclat que l'Ami de la Religion constatait en ces termes : «Aujourd'hui, 15 avril, à trois heures, M. l'abbé Dupanloup a ouvert son cours dans la grande salle de la Sorbonne, devenue, dès la première leçon, trop étroite pour PafOuence immense de ses auditeurs... Attendu avec une vive impatience, écouté avec un religieux silence, interrompu par de fréquents el unanimes applaudissements, M. l'abbé Dupanloup renouvelle le souvenir des plus beaux triomphes religieux et littéraires1. »
« Si les infirmités humaines étaient un tort, dit-il en commençant, je vous devrais de grandes excuses après une interruption si subite et si prolongée du cours que j'ai la mission de vous faire; mais. Messieurs, pour taire mes regrets et ne vous parler que de ma reconnaissance, permettez-moi de me féliciter, après une si longue absence, de retrouver votre empressement, votre concours et votre bienveillant accueil. \>
Reprenant ses leçons préliminaires où il les avait laissées, il traita du génie, et voici quelle poétique peinture il en faisait :
« Il est dans le monde, il est dans les régions de l'inlelligence et de la vérité de vastes mers non encore explorées, des terres inconnues. C'est le génie qui les parcourt, qui les découvre, mais il ne les crée pas; elles existaient avant lui. Les voyageurs audacieux qui découvrirent le Nouveau Monde ne le firent pas, ils le découvrirent. Seulement l'heureuse audace qui les poussait était inpirée d'en haut. Quelquefois aussi de ces terres inconnues, comme de ces vérités sublimes que l'intelligence humaine cherche à découvrir dans des régions inaccessibles, s'échappent des parfums, des brises mystérieuses qui remuent, avertissent, appellent le génie des
18-iô, chez Le Clère, et qu'il surveilla lui-même. La bibliothèque du séminaire de Saint-Sulpiee en possède un exemplaire donné par l'abbé Dupanloup à H. Gosselin, avec ces mots, écrits de sa main : « Offert à M. Gosselin, par le sous-éditeur, F. D., r*8 février 1845. » 1. Ami de la Religion, t. CXII I, p. 102.