CHAPITRE XII
ïisme et de l'impiété : elles trouveront un écho dans vos eurs. » Et des applaudissements lui répondaient. S'il choisissait de tels sujets, ce n'était pas pour le vain aisir d'humilier la raison, trop exaltée alors par l'éclecrnie triomphant : on se rappelle les théories superbes de . Cousin touchant la prééminence de la philosophie sur religion; encore moins dans une pensée de scepticisme ; ai s pour conclure à la convenance, à la nécessité molle de la révélation, et ainsi qu'il le disait dans une iponse à un de ses auditeurs, — car comme tous les prosseurs qui suscitent un grand mouvement d'esprit, il cevait de nombreuses lettres, — pour aller plus loin icore, pour démontrer l'harmonie de la science et de la i : belle et vaste thèse qui fait en quelque sorte tout rener dans le cercle de notre apologétique. Mais ce cours brillant, entraînant, qui attirait la foule îx amphithéâtres longtemps désertés de la Faculté de éologie, lut tout à coup brisé, dès la huitième leçon, le juin, par un incident, et la regrettable faiblesse du pou- )ir *. Voltaire, qu'il devait retrouver souvent sur sa route, contre qui il livrera sa dernière bataille, Voltaire et sa meuse lettre àThiriot: «Mentez, mes amis, mentez, etc. », i fut l'occasion : «Qu'en dites-vous, messieurs? JN'est-ce isde ces hommes, encore plus que des spinosistes et des inthéistes de son temps, que Fénelon aurait pu dire : Ce n'est pas une secte de philosophes, mais de menurs?» Aux applaudissements que soulevèrent ces pa- >les répondirent quelques sifflets; immédiatement donnés par le sang-froid et 1 a-propos du professeur, qui ur opposa avec beaucoup de calme et de présence d'esrit ces paroles de l'orateur romain, dites dans sa langue : Ce cri, ou ce sifflet, ne me trouble guère, me console lutôt, car il prouve que s'il y a ici quelques esprits qui e comprennent pas, ils sont en bien petit nombre. Qu'ils îssent donc une manifestation, signe de leur inintellience, comme de ce petit nombre2. » Il termina en de-