‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 171 sur 326 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

L'abbé Dupanloup, Supérieur du Petit Séminaire de Saint-Nicolas

(suite;

Commencement des luttes pour la liberté de l'enseignement

Telles étaient ses dispositions d'âme au moment où allaient commencer pour lui de nouvelles et grandes luttes, et cette retraite de 1842 n'avait été qu'une halte entre deux campagnes, celle de la Sorbonne si brusquement interrompue, et celle en faveur de la liberté de l'enseignement, qui devait être si glorieuse et si féconde. Rappelons brièvement les origines de cette question, et précisons le point où elle en était arrivée au moment où l'abbé Dupanloup allait y entrer publiquement. Il a luimême, dans le premier chapitre de la Pacification religieuse, très bien résumé ces débats l.

L'homme de génie qui releva au commencement de ce siècle les ruines amoncelées par la révolution, voulut réorganiser l'enseignement comme le reste, et il créa l'Université ; mais dominé par ses instincts césariens, il essaya d'en faire un instrument de règne, et lui donna pour base le monopole, qui subsista sous la Restauration, quoique en contradiction ûagrante avec la loi constitutionnelle. Aussi, après la révolution de Juillet, la liberté de renseignement, déjà réclamée par une fraction de libéraux et de catholiques, dès avant 1830, fut-elle promise formellement par la Charte. Mais les esprits étaient trop

1. L'bistoire complète de ces luttes, qu'il est si utile de connaître, et si nécessaire de ne pas oublier, a été faite par M. Paul Thureau-Dangin, dans un excellent volume intitulé : L'Église et l'État sous la Monarchie de Juillet.

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