‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 181 sur 326 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

du plus fort collège royal de Paris ; défi dont M. de Montalembert s'emparera plus tard à la tribune : « Quand l'Université aura accepté le défi de faire concourir ses classes en entier, et non pas quelques élèves d'élite, avec les classes correspondantes des petits séminaires, alors seulement il sera permis aux partisans du monopole de traiter avec dédain l'enseignement libre et religieux. » « Sur ces points, sa voix pénétra dans les conseils de l'Etat, et y devint pour les convictions une lumière ou une arme puissante. Ces points se sont trouvés d'avance acquis pour la transaction à intervenir {. »

Mais, dominant ces questions de détail, avec un esprit politique que les hommes d'État remarquèrent, «au grand sens de ses vues historiques, à ses justes coups d'œil jetés sur l'état de la société française, quelquefois à ses fermes présages, » il s'élevait aux considérations les plus hautes; c'est ainsi, par exemple, qu'il exposait la politique du clergé :

« On parle souvent de notre politique, comme si nous étions, comme si nous pouvions être des hommes politiques; mais enfin, puisqu'on nous somme de répondre, si l'on veut savoir notre pensée à cet égard, la voici :

» ... Sans oublier jamais les lois de la reconnaissance, du respect, de l'affection, étrangers par habitude, par goût, par position et par devoir, aux mouvements des révolutions humaines, nous les subissons, et, sans les consacrer, ce qui n'appartiendrait ni à notre dignité, ni aux lois les plus simples de la prudence, nous savons mieux que d'autres, dans la pratique, nous soumettre pacifiquement aux faits accomplis... »

C'était là une déclaration, moins de principes que de conduite. Voici maintenant comment il faisait parler l'histoire :

c Est-il juste de nous considérer comme des ennemis?... Quelle que soit notre valeur, la faute est grave. Dieu éloigne de mes lèvres, comme de mon cœur, tout ce

1 M. de Salvandy, Réponse à Vévêque d'Orléans.

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