Allusion ail mot de M. Dupin : « Soyez implacables! i
craint pas la guerre, mais qui n'en a pas besoin pour vivre, et qui, tout en combattant toujours, a toujours poursuivi la paix pour le salut des âmes ; l'Église invoque toujours et au même degré la vérité et la paix, elle ne se réjouit jamais du mal ; elle n'invoque jamais le mal pour arriver au bien ; elle ne veut jamais aucun mal à ses adversaires. Ceux qui chantent sa mort, elle les laisse chanter, sûre de son immortelle vie et de son inévitable triomphe...
» Voilà les raisons qui me feront, malgré les difficultés du temps, persévérer invinciblement dans l'attitude que mon caractère et ma conscience m'ont décidé à prendre en cette grande controverse.
» Je n'ai pas oublié que le successeur de Pierre, le vénérable Grégoire XVI, lorsqu'il voulut bien laisser tomber du haut siège apostolique un regard de bienveillance sur mes travaux passés, et leur donner un solennel encouragement, m'imposa comme une loi pour l'avenir ce qu'il daigna louer alors en moi : un zèle qui soit toujours vraiment sacerdotal : Studium viro ecclesiastico plane dignum.
y> Je n'oublierai pas davantage qu'il n'y a pas longtemps encore j'ai entendu sortir de la bouche la plus auguste du monde ces graves paroles : « II faut continuer à réclamer la liberté d'enseignement avec fermeté, avec courage; mais aussi avec charité. Nous autres, quand nous combattons, nous devons le faire avec la confiance en Dieu dans le cœur, et la confiance en Dieu inspire toujours la charité. »
Après ces déclarations si dignes et cette justification si exempte d'amertume, abordant la discussion, il établissait cinq choses :
« 1° Le nouveau projet de loi est incomparablement moins libéral que le projet de M. Guizot voté par la Chambre des députés en 1837 :
» 2° Le nouveau projet de loi anéantit toutes les libertés d'enseignement dont on jouissait sous le régime du monopole ;
» 3° Le nouveau projet de loi conserve les restric-