CHAPITRE XXI
L'abbé Dupanlcup, chanoine de Notre-Dame
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Les événements de Rome
L'éleclion du prince Louis-Napoléon à la Présidence de la République
Le ministère de M. de Falloux
Les plus grandes questions allaient être posées, les plus graves événements allaient se produire, sur lesquels il avait maintenant la parole, puisqu'il avait une tribune. La Constitution votée, il s'agissait de donner à la République un Président, et plus tard d'élire une nouvelle Assemblée chargée de faire les lois organiques : en particulier la loi sur la liberté de renseignement, que l'abbé Dupanloup comptait bien ne pas laisser oublier, au milieu de tant de préoccupations d'autre genre; car si la Constitution de 1848, comme la Charte de 1830, ouvrait la porte à la liberté, elle n'en donnait pas la possession immédiate : il restait a la conquérir, et c'était la une des grandes raisons de son entrée dans la presse.
Pour la présidence de la République, deux concurrents sérieux étaient en présence : le général Cavaignac, qui avait sauvé Paris aux journées de Juin, et le prince Louis- Napoléon, récemment nommé député. Les conservateurs, incertains, hésitaient entre l'un et l'autre. L'abbé Dupanloup ne s'aventura pas, il marcha avec prudence, attendant avant de se prononcer, reclamant pour ses causes des garanties.
Mais tout à coup de terribles nouvelles arrivent de Rome. Pie IX avait donné le signal des réformes aux princes italiens, et il était occuper a tenir ses promesses ; il avait accorde la liberté de la presse, établi une garde