‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 277 sur 326 · Alors député, et cousin de l'archevêque de Paris · texte numérisé non relu

Alors député, et cousin de l'archevêque de Paris

4. L'abbé Dupanloup dit daas une de ses lettres : « Je ne reproche à M. de Falloux qu'une cliose, c'est de n'avoir pas mis dans sa Commission deux hommes de plus. » Il veut dire sans doute MgrParisis et M. L. Veuillot. Sur ce dernier, H. de Falloux s'est expliqué lui-même : « Après mûre réflexion, a-t-il dit, j'aimai mieux l'exposer à la tentation de critiquer des choses faites sans lui, que de l'armer du droit d'empêcher de les faire. ■> (Loc. cit., p. 41.)

pénétrés de cette pensée que la guerre était finie, et que le moment était venu de faire le traité de paix. Malheur aux générations qui ne sauraient rien apprendre, et que les coups de foudre même n'éclaireraient pas ! Le beau spectacle que donna cette Commission, et bientôt après l'Assemblée, ce fut cet accord courageux des honnêtes gens pour défendre, dans l'abandon des vieilles rivalités, tout ce qui était alors menacé. Jamais l'abbé Dupanloup ne l'oublia. C'était déjà, ce fut plus que jamais, nous pouvons le dire, la lumière de sa vie politique.

Cet accord pour le but se manifesta immédiatement au sein de la Commission par le choix unanime de M. Thiers pour diriger les débats, l'assiduité de M. de Falloux au conseil des ministres et à l'Assemblée ne lui permettant pas de présider lui-même. Aujourd'hui, grâce à l'excellent travail entrepris par M. H. de Lacombe, sur le désir de M?r Dupanloup lui-même, d'après les procès-verbaux authentiques de cette Commission1, ces débats sont connus. Ils furent extrêmement remarquables ; moins solennels qu'à la tribune, mais d'une éloquence plus vive peutêtre et plus saisissante dans la familiarité et la soudaineté de ces improvisations. Ce récit ne peut les reproduire intégralement ; il suffira qu'il en reflète la physionomie, et qu'il en résume, en ce qui touche l'abbé Dupanloup, les points principaux.

Il y prit, en effet, une très grande part, et y exerça une influence prépondérante. Les deux interlocuteurs avec lesquels il eut le plus à lutter, et qu'il eut le bonheur de convaincre et de vaincre, ce furent MM. Cousin et Thiers. L'un, M. Cousin, dominé, quoi qu'il en eût, par l'esprit de corps, défendait pied à pied, avec une ténacité de volonté extraordinaire, une souplesse et des ressources de parole infinies, les privilèges universitaires; l'autre, M. Thiers, éclairé par le tremblement de terre de Février et les journées de Juin, comprenait mieux les secours que l'Eglise peut apporter à une société en péril, mais il con-

t. Parfaitement bien rédigées par MM. Chevalier et Housset, secrétaires.

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