‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 290 sur 326 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

influé sur moi, surtout de manière à me faire manquer à mon devoir1? » Le général se déclara pleinement satisfait de ces explications.

Combien i'abbé Dupanloup dut s'applaudir d'avoir aussi un journal, pour parler en temps opportun et comme il le voulait! L'Ami de la religion soutint vaillamment la polémique2. Ses articles, envoyés, répandus à Rome, ne contribuèrent pas peu à y éclairer l'opinion, comme ils le faisaient en France. Lui-même, tout évèque nommé qu'il était, dut plus d'une fois redescendre dans la lice. Dès que la Commission eut achevé son œuvre, écrasé des fatigues accumulées qui pesaient alors sur lui, il était parti le lendemain même, 10 mai, pour aller passer, comme nous le dirons plus tard avec plus de détails, quelques semaines dans les montagnes, et de retour à Paris, le 17 juillet, il avait trouvé l'Eglise de France en feu pour ainsi dire à propos de la loi. Immédiatement, dès le 21, il intervint dans la polémique.

Ce qu'il déplorait d'abord, c'était la promptitude et la violence des attaques dirigées contre le projet de loi ; et aussi leur injustice :

« Une lutte, disait-il, violente, acharnée, de nature à troubler plutôt qu'à éclairer les esprits, se poursuit sans relâche...

» Je m'afflige sincèrement quand je considère que, lorsqu'il est question de décider de si graves intérêts, on tient si peu de compte de la situation générale, des antécédents, des faits existants, de l'état des esprits et de l'état des institutions : toutes choses, ce semble, qui valent la peine qu'on y ait égard...

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