Vie du P. de Ravignan, par le P. de Pontlevoy
-2. Voy. dans cette feuille t. CXLII, l'Exposé du projet de loi, par M.Henry de Riancey, p. 24-85. — Une lettre de M. de Foi-set, p. U5. — La vraie question, par M. Ch. de Riancey, p. 177. — Le possible, par le même, p. 287. — Lettre de Dom Guéranger, p. 253. — De la situation offerte au clergé et aux catholiques dans les conseils de V 'instruction publique , p ar H . de Riancey, p. 353. — Lettre de M. l'abbé de Valroger, p. 559. — De la liberté d'enseignement, par M. Gautier de Claubry, p 5s5. — D'une nouvelle phase de la polémique sur l'enseignement, p. 692, etc., etc.
» Tout à coup quelques écrivains se jettent à la traverse : leur resolution est prise contre la loi ; ils le déclarent eux-mêmes, ils seront intraitables. »
Sans doute, la victoire remportée n'était pas une victoire sans transaction. « Mais, disait-il, nous n'avons pas pensé que le moment fût venu, s'il doit venir jamais, de dire : Tout ou rien...
1 II nous semblait possible, il nous semblait louable, quand on venait à nous, d'essayer une conciliation, de tenter encore ce précieux, moyen de succès que l'Eglise n'a jamais repoussé, et que ne repoussent jamais non plus les chefs intelligents de deux camps ennemis...
» L'Eglise peut affronter des périls ; elle ne doit jamais courir des aventures...
» Sommes-nous les maîtres?...
» Plus tard, dit-on, nous pourrions avoir mieux. Plus tard ! Eh ! qui est le maître de l'avenir?...
» Qui oserait dire que dans quelques années , dans quelques mois peut-être, la France ne sera pas tombée sous le joug sanglant de la barbarie socialiste, ou que, lasse du désordre, elle ne se couchera pas, insouciante et avide de bien-être, aux pieds du despotisme? Qui dira que, dans trois mois, la bourgeoisie, tranquillisée, ne nous refusera pas le secours que la violence des événements la force à nous donner aujourd'hui? i
Se trompait-il?
Et pourtant, si l'on n'avait pas tout obtenu, n'avait-on pas gagné beaucoup? Après avoir mis en lumière toutes les conquêtes de la loi : c Aujourd'hui, concluait-il, avec la loi de M. de Falloux, si le clergé le veut, s'il est fidèle aux inspirations de son dévouement et de son zèle..., en un mot, si les hommes ne manquent pas, je crois qu'immédiatement on peut mettre puissamment la main à l'œuvre, et que la France ne tardera pas à jouir, pour la bonne éducation de la jeunesse, des bienfaits déposés dans la loi. 1
Plus de cent collèges ecclésiastiques fondés en vertu de la loi de 1850 — et qui empêchait d'en fonder un plus grand nombre? — donnent encore raison à ces paroles.