‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 32 sur 326 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Entrée à Issy, philosophie et première année de théologie

La tonsure et les ordres mineurs

i Le nom de Saint-Sulpice doit m être cher jusqu'au dernier soupir. J'y ai trouve tous les biens de Dieu : d'abord à la grande époque de ma première communion, qui lut un temps de miséricorde infinie; puis à mon entrée en philosophie, à Issy; puis à toutes mes ordinations: puis enfin aux catéchismes, que j'ai commencé à faire au Grand Séminaire de Paris, et qui furent si doux. si utiles à mon âme. »

Ainsi s'exprime sur Saint-Sulpice le jeune homme qui venait d'y entrer au mois d'octobre 18^1. Et à quel prêtre ne doit pas être chère cette congrégation dont Fenelon disait : « Je ne connais rien de plus vénérable et de plus apostolique que Saint-Sulpice, » et qui conserve parmi nous la source du plus pur esprit ecclésiastique? L'évéque d'Orléans est un vrai enfant de Saint-Sulpice: nul n'en a plus avidement recueilli et plus fidèlement gardé l'esprit : sa fière et énergique nature fut marquée à jamais de cette empreinte.

((C'est là, ajoute-t-il, que j'ai vu ce grand esprit de l'ancienne Eglise de France, les belles et pures traditions de la vertu, de la sagesse sacerdotale, de la piété, du respect, de la docilité; c'est là que j'ai connu ces nobles et saints personnages qui furent, au commencement du dixneuvieme siècle, les héritiers des grandeurs passées du clergé français : M. Emery, M. de Quélen, M Frayssinous, M. Borderies, M. Clausel de Coussergues, M. Giausel de .Montais, M. Boyer, M. Desjardins, le père de Mac-Carty,

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