‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 70 sur 326 · Lettre à M. l'abbé de Molignv · texte numérisé non relu

Lettre à M. l'abbé de Molignv

Adélaïde, l'amie la plus dévouée de sa famille : et quand elle eut la liberté de ses démarches, le premier usage qu'elle en Ht fut d'aller entendre la messe à Saint-Roch, accompagnée deMme la comtesse d'HuIst, qui était attachée à sa personne; la messe linie, elle demanda a la sacristie l'abbé Dupanloup, alors vicaire à Saint- Roch, et lui dit gracieusement qu'elle était heureuse d'avoir commencé ainsi sa dix-huitième année.

L'abbé de .Moligny le félicita de cette exclusion. « Tuas raison, lui répondit-il, c'était une obligation très pénible. et j'ai béni Dieu de tout mon cœur le jour où la Providence a rompu ces liens si différents de ceux que mon cœur eût désirés. Néanmoins la vérité m'oblige à dire que j'ai trouve la trois ou quatre personnes et la mère surtout, avec qui j'ai eu souvent des conversations suivies que vous auiiez pu entendre : c'est une pieuse et même une sainte personne. i Labbé Dupanloup ajoute :

■ Celle qui lut. grâce a ton amitié, ma bienfaitrice, est surtout l'objet de sa vénération, de ses regrets et de ses larmes ; ses enfants cherchaient les occasions de m'en parler avec respect. .»> L'abbé Gue Ile le remplaça. De ses relations sacerdotales il lui resta toujours au cœur pour les princes de la famille d'Orléans une affection très vive, mais qui n'ébranla jamais sa foi à la monarchie traditionnelle. Du reste, les préventions qu'on avait contre lui finirent par se dissiper; et quand la princesse Clémentine se maria eu 1843, avec le duc de Saxe-Cobourg, l'abbé Dupanloup, alors supérieur du Petit Séminaire, assista a la cérémonie de son mariage, a Saint-Cloud ;et, l'année suivante, il accompagna l'archevêque de Paris venu pour baptiser son premier enfant, dans la chapelle des Tuileries, et dîna ensuite avec le prélat à la table du roi; ce qui ne l'empêcha pas de se jeter cette année-là même dans la grande bataille pjur la liberté d'enseignement.

De politique proprement dite, a Rome, il ne s'était mêlé en aucune sorte ; mais il s'était beaucoup occupé des questions qui, en ce moment, agitaient l'Eglise de France, c'est-à-dire des doctrines de M. de la Mennais et du jour-

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