L'ÉVÉQUE D ORLEANS A L ASSEMBLEE NATIONALE
Présidence du maréchal de Mac-Mahon
Épisode sur les rapports entre l'évèque d'Orléans et les princes
d'Orléans
Deux interpellations à M. Jules Simon
Discussion sur le Conseil supérieur de l'Instruction publique
Deux autres lois emportées par l'évèque d'Orléans
Cependant la politique générale marchait déplorablement à son gré; les dissentiments de M. Thiers avec l'Assemblée prenaient un caractère de plus en plus aigu ; envoyait venir la République déKnitive, et définitivement radicale. « Le règne de M. Thiers s'achève; celui de M. Gambetta s'annonce, » ainsi caractérisait la situation un homme d'une grande perspicacité politique, M. d'Haussoaville. L'évèque d'Orléans ne cachait pas sa tristesse. « On pouvait sauver la France, on la laisse périr, » disait-il; c'était pour lui continuus cordi dolor, comme il disait encore. Ces tristesses ajoutaient à sa fatigue. Il alla prendre quelque repos chez son ami, l'évèque de Perpignan, M^"" Piamadié, et de là à Lacombe. Il s'arrêta, en se rendant à Perpignan, au château de Rendan, chez M. le duc de .Montpensier, pour donner la confirmation à sa jeune fille, la princesse Mercedes, appelée, quelques années après, à une si haute destinée et si douloureuse! Puisque ce nom se rencontre ici, qu'on nous permette de ne point passer entièrement sous silence l'épisode à la fois charmant et poignant des rapports de l'évèque d'Orléans avec cette pieuse princesse. Voici ce qu'il lui écrivait, lorsqu'il apprit qu'elle allait devenir, par son mariage avec Alphonse XII, reine d'Espagne :
(( Princesse, j'ai gardé du grand jour de votre commu-