CHAPITRE X!II
évêque, si actif et alerte encore, malgré ses soixantequinze ans, quand il avait quitté Versailles, traversait, traîné dans une petite voiture à bras, la salle des Tombeaux pour se rendre au Sénat : il se faisait, pour accomplir ce qu'il estimait un devoir patriotique, cette violence. Un mal subit venait de se déclarer. Qu'était-ce? Rien d'abord, en apparence; quelque chose au bout du doigt, qu'on prit pour un panaris; puis bientôt une douleur goutteuse au pied. On fut saisi à Versailles de le voir en cet état. Quelques hésitants se décidèrent peut-être, devant la conviction que cet effort révélait, à voter la dissolution encore incertaine. La dissolution prononcée, l'évêque d'Orléans revint à La Chapelle, où une épreuve inaccoutumée et des soins pénibles allaient lui être imposés. Il n'avait plus guère qu'un an à vivre.
Mais avant d'aborder ce dernier récit, nous devons au lecteur quelques détails sur toute une partie trop peu connue, mais très importante, de sa vie et de son ministère.