‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 3)Chapitre 74 sur 259 · Journal de Paris · texte numérisé non relu

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cordats, au retrait des troupes de Rome, était une perspective qui le navrait.

Dans cet ordre d'idées, Ms^ Dupanloup avait été, lui aussi, conduit à penser qu'au lieu de laisser naître et s'envenimer les conflits, il valait mieux les prévenir. Partisan convaincu de l'alliance de TEglise et de l'Etat, qu'il avait recherchée toujours, et qu'il avait eu le bonheur de réaliser quelquefois dans les sphères de l'enseignement, il admettait complètement, il désirait hautement que, l'Eglise voulant bien y consentir, un représentant de l'Etat pût être introduit et entendu dans le Concile, pour y exposer loyalement les sollicitudes de son pays et de son gouvernement, y apporter des renseignements, y provoquer des réflexions, y recevoir des éclaircissements et des lumières, et travailler ainsi, dans un rang assigné et réglé d'avance, à l'œuvre bienfaisante de la paix commune.

En soi, il faut bien reconnaître que les idées de Ms^' Dupanloup étaient irréprochables; elles étaient consacrées par une tradition constante que la sage condescendance de l'Eglise avait fondée et développée.

Les princes n'avaient-ils point paru, soit eux-mêmes, soit en la personne de leurs orateurs, dans la plupart des Conciles? rV'avait-on point vu, notamment au Concile de Trente, les ambassadeurs, souvent laïques, des puissances, occuper une place d'honneur, suivre les délibérations, présenter les observations de leurs gouvernements, aller même jusqu'à apposer leur signature aux décrets? Que cette maternelle tolérance de l'Eglise ne pût constituer un droit absolu pour les gouvernements, rien de plus vrai; mais les motifs qui lavaient inspirée pouvaient exister encore. Ainsi l'avaient pensé les cardinaux en concluant, dans la Congrégation secrète du 9 mars 1865, à la présence des princes au futur Concile, selon l'usage suivi à Trente.

Malgré la difTérence des temps, la question était si importante et si complexe, que la cour de Rome avait longtemps hésité avant de la résoudre négativement; un instant le cardinal Antonelli avait presque assuré à l'ambassadeur de France, M. de Sartiges, que les représentants

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