‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 3)Chapitre 83 sur 259 · CHAPITRE Yl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Yl

Le Concile une fois saisi de la question, un certain nombre d'évêques, les uns d'Europe, les autres d'Amérique, désirèrent que des conférences extra-conciliaires eussent lieu pour que, dans une discussion théologique contradictoire, les difficultés qu'ils croyaient apercevoir dans la formule proposée fussent élucidées. On a voulu voir là un calcul coupable; nous qui n'écrivons pas plus un réquisitoire qu'une apologie, nous ne pouvons nous résoudre à penser que les raisons exposées dans les pétitions dont nous avons sous les yeux le texte n'étaient pas sincères, et nous croyons pouvoir garder ce respect à ces évêques sans incriminer d'aucune sorte le Saint-Père, qui, pour des motifs à ses yeux supérieurs, ne crut pas devoir y accéder. Ces pétitions n'ayant donc pas été accueillies, le grand débat ne tarda pas à s'ouvrir.

Ce fut dans la discussion du troisième chapitre de ce schéma que Ms'^ Dupanloup pour la quatrième fois se fit entendre. Il s'agissait de répondre à des attaques du patriarche de Jérusalem, M?"^ Valerga, contre l'ancien clergé français. Cette tache allait bien à l'évêque d'Orléans. S'il avait préféré sur la question de l'infaillibilité les idées de Fénelon à celles de Bossuet, il n'avait jamais pu accepter les reproches injustes dont, en France, ce vénérable épiscopat avait souvent été l'objet; ces récriminations s'étant produites au Concile, ce fut à lui qu'échut, ainsi qu'à Ms"^ Mathieu ^ l'honneur de venger ces évêques.

« Il célébra donc en accents animés l'Eglise de France, son attachement inviolable au siège de Pierre, et ce grand témoignage du sang qu'elle sut donner tout entière à la Papauté en 1793; il redit les beaux éloges que les papes Innocent III, Benoît XIV, Pie YI, Pie VII, ont faits de ce grand épiscopat. Aux subtiles analogies du patriarche latin, il se contenta de répondre qu'il n'y avait à Rome que des évêques, tous dévoués du fond de leurs entrailles au Saint-Siège, et ne cherchant tous, dans la science et la charité, que les meilleurs moyens de le servir. A la fin de son discours, avec une émotion contenue, mais visible,

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