‹ Vie de mgr. DupanloupChapitre 152 sur 231 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

» Non, la France ne sera ni la dupe ni la complice du Piémont. »

Nous pouvons donc le dire : la Convention était littéralement mise en pièces. Et en temps utile, si le gouvernement français eut voulu être éclairé. Mais il ne voulait qu'une chose : quitter Rome, le Pape devenant... ce qu'il plairait à Dieu ! disent formellement les dépèches1. Mais, vous, gouvernements, la solution de la Providence enlève-t-elle quoi que ce soit à vos responsabilités?

Ah ! si le gouvernement avec lequel on traitait eût été la vraie Italie! Mais au moment où cette Convention était signée, il était certain qu'elle serait violée. Et deux fois elle l'a été ; par les bandes d'abord ; puis, au lendemain de nos revers, par le gouvernement italien lui-même. Poussée par ce qu'on a appelé sa « lièvre de croissance », l'Italie a voulu aller jusqu'au bout. Eh bien, aujourd'hui l'expérience est faite. Rome capitale n'est pas une solution. La coexistence du Pape et du roi à Pvome est reconnue anormale. Que reste-t-il à l'Italie désabusée, aux Italiens enfin éclairés sur leurs véritables intérêts? Ils le voient, ils le savent : la voix de leurs plus éminents citoyens le leur a assez dit. Puissent-ils avoir la sagesse et le courage de le faire !

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