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CHAPITRE XVI

LUTTES POUR LA SOUVERAINETÉ PONTIFICALE

(Suite)

Défense de l'Encyclique et du Syllabus (seconde partie de l'écrit

de î'évêque d'Orléans

Cet écrit approuvé par le Pape et par l'épiscopat du monde entier

Après avoir écrasé la Convention, il fallait défendre l'Encyclique, attaquée, nous l'avons dit, avec fureur; l'Encyclique, « suprême défi jeté au monde moderne par la Papauté qui s'en va», écrivait 11a des journaux les plus répandus alors, le Siècle.

Voici en effet comment la question était posée par les adversaires <!es documents pontificaux : Incompatibilité absolue de l'Eglise avec la Société moderne ; guerre nécessaire, implacable, de l'une contre l'autre. Et malheureusement, certains catholiques, sous prétexte de ne pas atténuer la parole du Pape, semblaient, nous l'avons dit, donner raison à l'interprétation des adversaires. Voici en effet ce qui s'écrivait : « ... La civilisation moderne, c'est la fin de la civilisation chrétienne... On a avec raison comparé le libéralisme au manichéisme... Tout libéral étant partisan du libéralisme tombe nécessairement sous la réprobation de l'Encyclique. La condamnation du libéralisme impose à tout catholique l'obligation de ne plus se dire libéral... Il y aurait duperie à distinguer entre le bon et le mauvais libéralisme. Ex aucun sens un catholique ne peut être ni se dire libéral. »

Traduire ainsi l'Encyclique et le Syllabus, et dire qu'on acceptait, sans l'interpréter, la parole du Pape, c'était une étrange illusion. Du moment où l'on donne à un docu-

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