‹ Vie de mgr. DupanloupChapitre 161 sur 231 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

vous, et nous étions sûrs que notre vaillant champion ne nous ferait pas défaut. » «Cet écrit, selon un autre évèque français, répand la lumière sur les ténèbres que l'on a entassées. » «Il aura, s'écrie un autre évèque, dissipé bien des préjugés et empêché bien des malheurs. » «Il donne, déclare l'archevêque de Munich, le sens vrai des thèses du Syllabus. » « 11 met, selon l'évêque de Fribourg en Brisgau, l'Encyclique et le Syllabus dans leur vraie lumière. » Un autre évèque «approuve entièrement tous les sentiments et toutes les idées de l'auteur. » L'évêque de Para au Brésil, M?r de Macedo, traduit et insère dans une lettre pastorale «cette magnifique défense de l'acte pontifical». «On éprouve, écrit un autre prélat, l'archevêque de Lisbonne, admiration pour l'ouvrage, vénération pour l'auteur, adhésion pour les doctrines qu'il soutient. » Un autre : « Tous les catholiques, les évèques surtout, sont tenus de demander à Dieu qu'il conserve longtemps à son Eglise un si puissant défenseur. » « L'Eglise a besoin de lui. »

Or combien d'évèques parlent de la sorte? six CENT

TRENTE. XOUS disOIlS : SIX CENT TRENTE.

Xous avons entre les mains le recueil de ces lettres. Elles viennent de la France et de l'Italie, de la Belgique et de la Hollande, de l'Irlande et de l'Angleterre, de l'Espagne et du Portugal, de la Suisse, de l'Autriche, de la Hongrie, de tous les pays allemands, de la Grèce, de l'Amérique du Sud, des Etats-Unis, du Canada, de la Syrie, de l'Asie Mineure, de tout l'Orient, de Beyrouth, Césarée, Constantinople, Mossoul et des îles les plus lointaines de l'Océanie *.

Nous le répétons, quel acte épiscopal a jamais reçu pareille adhésion de l'épiscopat?

Et un écrit loué de la sorte par les évèques du monde

1. Nous avons en outre deux énormes volumes in-quarto, contenant des lettres d'ecclésiastiques et de laïques, venues de tous les points delà France et de l'étranger, et dont l'accent atteste éloquemment l'heureuse impression partout produite par cet écrit. — A l'argument formidable qui sort de ces approbations sans précédent, qu'a-t-on trouvé à répondre? Simplement ceci : Ce sont « des accusés de réception' *>

entier serait, comme on n'a pas craint de l'écrire, une trahison de la doctrine, une altération sacrilège des actes pontificaux, cas anti syllabus î j Les évêques du monde entier n'y entendent donc rien ? Ou ils se moquent donc d'eux-mêmes quand ils s'écrivent sur les plus graves questions? Et l'acte du Pape était donc, aux yeux des adversaires de Ms* Dupanloup bien compromettant, si cde plus grand service », selon l'expression de l'archevêque de Tours et du Nonce, et du cardinal Caterini, et du Pape lui-même, — le plus grand service qu'un évêque ait pu rendre à l'Eglise a été, non de faire éclater le sens de cet acte, mais de l'atténuer et de l'énerver ?

Les félicitations du Souverain Pontife vinrent couronner ces témoignages inouïs.

Au moment même où elle paraissait à Paris, la brochure avait été remise au Pape : le Pape la lut tout entière, et Sa Sainteté ne dissimula pas sa vive et complète satisfaction. Parmi les nombreux témoignages écrits que nous en pourrions citer, en voici un que personne assurément ne récusera.

« Monseigneur, écrivait à l'auteur un des personnages les plus vénérés de Piome, le Souverain Pontife s'est déjà exprimé, dans plusieurs circonstances, sur votre dernière publication en des termes si consolants pour vos amis, qu'il serait superflu de rien ajouter à une aussi haute et aussi formelle APPROBATION. Veuillez bien cependant, Monseigneur, agréer les remerciements et les félicitations sincères de notre Père général et du P. Rubillon. Je vous laisse à juger, Monseigneur, si je suis heureux d'être leur interprète, et si je partage leurs sentiments. Daignez me bénir...

» De Votre Grandeur, le très humble et tout dévoué serviteur en Jésus-Christ.

» P. DE Villefort, S. J. ))

Les Jésuites ne sont pas des gens étourdis, et, personnellement, les trois hommes dont il est question ici : le P. général, le P. Rubillon et le P. de Villefort, ne laissent assurément rien à désirer, quant à la prudence, la science

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