CHAPITRE XVII
pour les esclaves, pour les pauvres ouvriers sans travail et sans pain, nous l'avons entendu, nous l'entendrons encore parler pour ses diocésains inondés, et plus tard pressurés par la guerre. Il a élevé la voix pour les habitants de la Galice désolés par la famine, pour la Guadeloupe jonchée de ruines par un affreux tremblement de terre; pour la Syrie, pour les pauvres Maronites, et il recueillit dans son Séminaire deux petits-fils de l'émir Beschir; pour l'Algérie envahie par des nuées de sauterelles qui ne laissaient après elles que le désert. Que d'accents éloquents la charité a fait jaillir de son àme ! Le président du second Congrès de Malines, M. le baron de Gerlache, avait donc raison de lui dire : « Quel grand défenseur de toutes les saintes causes nous saluons en vous ! Tous les sentiments qui intéressent la religion, l'humanité, la patrie, trouvent en vous un organe courageux et éloquent. »