CHAPITRE III
SON ŒUVRE PASTORALE
Principes généraux de son administration
Les vicaires généraux et les doyens
Règles pour les placements ou les déplacements
Augmentation du personnel du cierge
Sollicitude pour les jeunes prêtres
Établissement de la vie commune
Discipline préventive et répressive
Dans ces premières, laborieuses et fécondes années, organisateur et excitateur puissant, il pense à tout et met tout eu mouvement. Administration; sanctification du clergé, sanctification des peuples : retraites ecclésiastiques ; retraites paroissiales; visites pastorales, archidiaconales, décanales; circulaires incessantes au clergé pour enflammer son zèle et lui enseigner le ministère ; réforme des catéchismes ; puissant ell'ort pour augmenter le personnel du clergé, relever les séminaires, et faire refleurir les études ecclésiastiques; prédications à sa cathédrale: élan imprime aux bonnes œuvres; fondation d'écoles: multiplication des sœurs: restauration de la cathédrale, des églises et des presbytères : tout marche à la fois. Nous ne pouvons entreprendre ici le récit complet de toutes ces œuvres ; ce que nous en dirons suffira pour montrer quel évèque il était : quelles vues, quels principes dirigeaient son administration, avec quel zèle et dans quel détail il s'occupa de son diocèse, et combien fructueux enfin fut son long épiscopat.
Son premier soin fut de chercher des collaborateurs. Dès le 5 novembre 1849, il écrivait : « Il faut que j'aie
autour de moi un certain nombre d'hommes très capables, très dévoués à Dieu et à l'Eglise, et toujours prêts au service et au combat, Je les trouve, ils se présentent providentiellement. » Et après avoir constitué son administration, il écrivait encore à la même personne : « 26 février 1850. L'évèché sera bientôt habité par des hommes d'un vrai mérite. Je puis en loger dix, si Dieu me les envoie. Il faut que ce soit une réunion d'apôtres. » Et voici comment fut constitué son conseil. Aussi bon administrateur que bon écrivain, Msr Fayet avait fait une chose excellente : il avait divisé son diocèse en quatre archidiaconés, Orléans, Monlargis, Gien et Pithiviers. Outre les deux vicaires généraux titulaires, il y avait donc dans le conseil épiscopal deux autres vicaires généraux archidiacres ; plus le Supérieur du Grand Séminaire, et le secrétaire général de l'évèché. Si cette organisation n'eût pas existé, très certainement Mfe'r Dupanioup l'eût créée : car il la voulut perfectionner encore. Très pénétré de ce principe qu'il y a profit à diviser le travail et à multiplier les auxiliaires, il voulut donner à son conseil plus d'extension, et appliquer aux diverses branches de l'administration diocésaine des hommes spéciaux et personnellement responsables.
Les quatre archidiacres furent donc maintenus, et naturellement aussi le Supérieur du Grand Séminaire; puis trois autres vicaires généraux honoraires, chargés chacun d'un service important, furent pris dans le Chapitre.
Cette composition nouvelle du conseil indiquait déjà, par l'accroissement prci, de l'évêque du nombre des hommes chargés d'agir, l'impulsion plus vigoureuse qui allait être donnée à toutes les branches de l'administration : elle fut notifiée au clergé par une circulaire en date du 20 février 1850. A cette lettre étaient joints des Chefs de visites, et un Questionnaire des plus précis et des plus pratiques; preuve de l'universelle sollicitude du nouvel évêque, et puissant aiguillon pour MM. les curés euxmêmes. Ce questionnaire, intitulé : Statistique diocésaine, ainsi que les Chefs de visites, sont, nous ne craignons pas de le dire, deux chefs-d'œuvre de pastorale.