‹ Vie de mgr. DupanloupChapitre 82 sur 231 · TT · texte numérisé non relu

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à faire de tous les peuples répandus sur la surface de la terre — ce qui ne peut être hors du christianisme qu'une utopie — la grande famille humaine fondée sur le sublime et profond principe de la fraternité chrétienne... Et la patrie n'en souffre pas : c'est sa gloire ; et le nom français doit sa puissance en Orient, et ce qu'il a conservé encore de grandeur dans les solitudes de l'Amérique, à ces héroïques dévouements de nos missionnaires et de nos guerirers. »

« ... Je ne voudrais pas non plus que l'éducation nationale fût une reproduction servile du génie de la nation en toute chose. Chaque nation a ses qualités et ses défauts. L'éducation vraiment nationale doit tendre à corriger dans un enfant les défauts de sa nation, et à en développer les qualités... »

On le voit donc, devant les textes les accusations s'évanouissent comme de la fumée. Et il reste que cet antagonisme posé entre l'éducation française et l'éducation donnée par le clergé n'est pas, n'a pas de raison d'être ; il reste que le clergé est digne autant que qui que ce soit d'enseigner la jeunesse, et il ne renoncera jamais à ce noble dévouement : « C'est, écrivait éloquemment l'évêque d'Orléans, sa tâche inaliénable, et je dirai sa gloire. »

En résumé donc, l'ouvrage de M?rDupanloup sur l'éducation est un grand livre. Surtout au point de vue de la doctrine pédagogique, nul dans ce siècle, on peut le dire, n'est au-dessus de lui. Sur ce qu'est au vrai l'éducation, son caractère, son but, ses moyens ; ceux sur qui elle est faite, et ceux qui la font : les parents, les maîtres, les enfants, la famille et le collège, il jette les plus vives lumières. Humaniste, et trop exclusivement peut-être attaché aux méthodes classiques traditionnelles, il a des rivaux et des maîtres. Mais moraliste, éclairé par ses méditations de philosophe, et par ses expériences d'instituteuretde prêtre, il est. de ceux qui ont pénétre le plus avant dans tous les replis, dans toutes les délicatesses de l'œuvre; et il a vu et dit des choses que peu ont vues et dites comme lui. Bref, dans cet ouvrage, qui demeurera, la postérité verra son plus grand litre littéraire, a La postérité, a écrit un

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