‹ Vie de Mgr. Taché, archevêque de St.-Boniface (volume 3)Chapitre 15 sur 73 · C.ANT · texte numérisé non relu

C.ANT

(2) Journal du F. Taché.

(3) Récits de la Sœur Cusson.

(4) Journal du F. Taché.

(5) Récits de la Sœur Cusson.

(6) Vingt années de Missions , p. 26.

cher, se rappelant un sous-diacre qui lui avait été envoyé moins pour Faider, que pour débarrasser ses supérieurs ecclésiastiques. " Sous-diacre ! Mais ce sont des prêtres qu'il nous faut ! '^ " Je le sais, Monseigneur, reprit le P. Aubert; mais il n'avait pas Fâge canonique pour être ordonné diacre lorsqu'il est parti de Montréal ; comme le voyage a été long, il a maintenant cet âge : Votre Grandeur pourra l'ordonner diacre et prêtre quand elle le voudra." "A la bonne heure ! répondit le prélat : il nous est venu des ecclésiastiques qui n'étaient pas capables d'être prêtres, qui même ont donné du scandale ! je craignais déjà. . . Ici il faui du premier choix. " Un instant après, jetant un regard furtif sur le sous-diacre dont la physionomie exprimait un âge moindre encore qu'il n'était, l'évêque s'échappa à dire : " On m'envoie des enfants ! Ce sont des hommes qu'il nous faut. "

Mgr Provencher ne tardera pas à revenir de ses premières impressions. Il écrira bientôt à l'évêque de Québec : " Des Taché et des Laflèche, vous pouvez m'en envoyer sans crainte. '^ Bientôt même il prendra ce sous-diacre et cet enfant pour lui confier ce qui lui est plus cher que la vie, son Eglise de Saint-Boniface et la tâche de travailler à l'évangélisation de tout l'Ouest.

Les deux premiers Oblats arrivaient à la Eivière-Eouge le 25 août, fête de saint Louis, roi de France. Le saint roi souriait du haut du ciel, à ces pacifiques conquérants qui venaient continuer dans les Pays d'en haut '^les gestes de Dieu par les Francs/'

Le dimanche suivant, M^r Provencher monta en chaire et d'un Le

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cœur débordant de reconnaissance pour Dieu, il répéta les paroles ^u grand du saint vieillard Siméon : " Nunc dimittis servum tuum. Do- i» R- Rouge. mine, . . . quia viderunt oculi mei salutare tuum, quod parasti ante faciem omnium populorum:" je puis mourir maintenant que je vois les religieux arriver dans ce pays et apporter le salut à toutes les tribus sauvages qui y sont répandues. " A la pensée que la lumière se répandrait parmi toutes les nations de son immense vicariat, une profonde émotion s'empara du cœur de Tapôtre de la Eivière-Eouge^ les sanglots étouffèrent sa voix et les larmes de tout son peuple se joignirent aux siennes (1). ''

(1) Vingt années de Missiofis , p. 26.

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