VIII PRÉFACE
France. Au XIXe siècle, bien peu de prélats ont autant conitribué à Favancement du royaume de Dieu sur la terre; aucun Français, croyons-nous, n'a autant servi l'extension de la langue française et de la vie française dans le monde.
C'est pourquoi nous présentons Mgr Tacbé à l'amour des catholiques de tout l'univers et à la reconnaissance de la France d'Europe comme de la France d'Amérique.
ITous le présentons spécialement à la vénération des mères chrétiennes: elles y apprendront combien une mère se fait aimer par un fils, quand elle sait former son cœur à la piété et ne met point obstacle, par une fausse tendresse, à ses saints désirs d'appartenir pleinement à Dieu et à l'Eglise.
L'historien de Boucherville écrivait en 1890: "La vie de Mgr Taohé est écrite ; on l'écrit et on la raconte chaque jour, dans nos conventions nationales, dans nos villes et jusque sous la chaumière du colon canadien, jusque sous la tente voyageuse du sauvage des prairies et des Montagnes Rocheuses (1). "
On peut ajouter: Le grand évêque, avec son génie et surtout son cœur, plus admirable- encore que son génie, continue à vivre dans ses œuvres, se trouve peint dans ses écrits, spécialement dans ses lettres, qui débordent de sensibilité naturelle et de charité divine, et sont toutes étinoelantes de l'esprit français et de sentiments tout célestes.
Aussi, pour composer la vie du héros, nous emprunterons nos récits à cette multitude de contemporains qui ont vécu dans son intimité et ont redit ce qu'ils avaient vu; nous les emprunterons à ses propres écrits, surtout à ses lettres.
Mais nous serons loin d'épuiser le sujet et les documents. iRous ne ferons en quelque sorte que glaner des gerbes éparses au milieu de moissons abondantes. De ce grand évêque on
{}) R. P. L. Lalande, S. J., Une vieille seigneurie, Boucherville, p. 327.