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I Vol. — ]). -liii.
Ancienne église de Saint-Charles (renversée en 1884 par la tempête).
Eglis,. .If Saint ( liailes, après la tempête de 1884. (Rds Pères Oblats).
chère, Fort Ellice, où il confère le sacrement des forts à 34 personnes (1).
Le vendredi 19 septembre, le prélat monte dans le wagon- ii- voyages pt
. . visites daos
palais que la Compagnie du Canadien Pacifique veut bien l'Oucst. mettre gracieusement à sa disposition et arrive à Calgary le 21 septembre, à 1 heure et Y^ après-midi (2).
Située au milieu des prairies qui s'étendent au pied des Montagnes Rocheuses, favorisée depuis peu de temps de la grande ligne ferrée du Canadien Pacifique, devenue tête de ligne et centre de ravitaillement pour la construction hardie de la grande voie dans les montagnes de l'ouest, Calgary commençait déjà ses brillantes destinées et un développement qui n'a cessé de répondre aux espérances d'alors.
Le P. Lacombe y résidait ordinairement et mettait au service de cette place nouvelle et de la multitude des ouvriers catholiques qui travaillaient à la construction de la grande ligne canadienne les riches dons de sa nature chevaleresque et toute apostolique.
L'x4.rchevêque y trouve Mgr Grandin, qui s'y était rendu dès le 17, pour le recevoir. Il y trouve le P. Lacombe avec quatre autres Pères oblats, les Pères Rémas, Doucet, Légal et Claude, 1 scolastique, le F. Foisy, 2 convers, les Frères Little et Boulet et 3 Sœurs Grises arrivées récemment pour tenir la nouvelle Ecole Industrielle de High Eiver.
Le soir, à 7 heures, les Pères, les Frères et tous les catholiques de Calgary et même de toute la région se réunirent à l'église autour des deux évêques. Mgr Taché y parla en anglais sur le pouvoir de Dieu et l'indigence de l'homme. " Combien est grande la misère de l'homme qui abandonne Dieu. Voyez l'Indien qui, depuis des générations, vit loin de Dieii, quel abrutissement ! Mais de nos jours, il écoute les missionnaires qui viennent lui prêcher le retour à Dieu ; quelle heureuse et rapide transformation ! Demeurons étroitement unis à Dieu, demeu-
(1) R'gi.ofre dca confirmatiovs.
(2) Annales^ de la Mission de Caltrary, au 21 septembre 1884.
rons attachés à la vraie foi, " qui est le fondement du salut et la racine de la justification, '' par laquelle commence l'union à Dieu. "
Le lendemain, les deux prélats partirent pour les Montagnes Rocheuses sur le char gracieusement rais à la disposition de l'Archevêque de Saint-Boniface. Mgr Taché voulut y faire monter les Pères oblats réunis à Calgary, et même ses chères Sœurs Grises, pour lesquelles il avait toujours quelque attention délicate. " En retour, observe plaisamment l'annaliste de Calgary, nos Sœurs ont bien rempli leur panier et ne laisseront pas nos voyageurs à la misère. "
Le mardi, 23, à 3 heures de l'après-midi, le char était de retour à Calgary; Mgr Grandin, avec ses missionnaires et les Sœurs, descendit à la station; Mgr Taché continua son voyage avec le P. Maisonneuve.
visite de la Arrivé à la station de Qu'Appelle, il fait arrêter le char, en
Êcore^ Indus descend, visite l'église construite pendant l'été tout auprès de Qu'Appelle, la statiou, puis se rend en voiture à la mission de Qu'Appelle, située à 24 milles d% distance.
Xous l'avons vu obtenir du gouvernement d'Ottawa, pendant l'hiver, la construction d'une Ecole Industrielle à quelques pas de la mission, sur un terrain qu'il avait acheté et donné à l'Etat. Les bâtiments avaient été construits pendant l'été; ils venaient d'être terminés. On travaillait aux constructions accessoires. L'Ecole allait s'ouvrir dans quelques jours à " plus de 50 enfants. " On attendait trois Sœurs de la Charité, les Sœurs La Lumière, Bergeron et Arnaud, envoyées de ^lontréal, pour se dévouer au soin et à l'éducation des enfants sauvages: elles arrivèrent en effet le 21 octobre, '"admirables auxiliaires des missionnaires pour l'évangélisation des sauvages. " Le P. I^ebret, supérieur de la mission de Qu'Appelle, avait la direction de l'école, en attendant qu'un directeur spécial lui fût donné: comme chef de l'Ecole Industrielle, il portait le titre de Principal et recevait du gouvernement un traitement de $1200.00, sans compter le logement, la nourriture et le remboursement des autres frais occasionnés par sa charge. " Le gouvernement loge.
2e Vol. — p. 44S.
Ecole Industrielle de QuAppellf, <liri.i,'rf- j.ar les Rds Pères Oblats et les Rdes Sœurs Grises, (Dans le lointain, l'église). brûlée en 1903.
Ecole Industrielle pour les sauvages à Saint-Boniface. (Rds Pères Oblats).