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nourrit et habille à ses frais los enfants sauvages; uiais il abandonne au Principal l'instruction, le gouvernement et la discipline. "
" Cette combinaison, écrivait plus tard Mgr Taché, n'est peutêtre pas l'idéal; mais sans elle l'école ne pourrait pas subsister., du moins avec les résultats qui s'obtiennent aujourd'hui: les missionnaires sont trop pauvres pour recueillir et élever les enfants sauvages : ils donnent leur travail et leur dévouement, que la grâce de Dieu ne manque pas de féconder; le gouvernement donne son argent, et ses employés contrôlent les dépenses jusque dans les moindres détails : il y a bonne entente, et le bien se fait d'une manière tout à fait consolante (1). "
Mgr Taché éprouva d'intimes jouissances à voir cette première Ecole Industrielle de son archidiocèse et du Nord-Ouest; il rendit d'ardentes actions de grâces à Dieu d'avoir béni se? négociations et d'avoir ouvert, près de la grande mission des Oblats à Qu'Appelle, un asile de civilisation et de salut pour ces pauvres déshérités dont la triste condition le remplissait de plus en plus de compassion et de tendresse à leur égard. Durant toute sa vie, il aura une prédilection toute particulière pour l'Ecole Industrielle de Qu'Appelle; il s'occupera de tous ses intérêts avec un dévouement sans bornes, et, tant que les forces le lui permettront, il lui fera de fréquentes visites, au prix même de cruelles souffrances.
Le généreux P. Lebret entretenait depuis quelque temps la pensée d'ouvrir un noviciat à Qu'Appelle, auprès des enfants sauvages, pour fournir des missionnaires à tout le Nord-Ouest Il communiqua ses plans à son Archevêque, vicaire de la Congrégation. Mgr Taché l'encouragea et promit d'intéresser à son dessein le Supérieur Général.
(1) Lettre à MM. les Directeur.^ de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, 16 juillet 1S81.
Outre les écoles industrielles, i! y a, dans le Manitoba et le Nord- Ouest, deux autres espèces d'écoles pour les enfants sauvages: 1" des internats, ouverts par les missionnaii-es avec une allo<'ation du gouvernement ; 2"^ les externats, dont le maître est payé par le gouvernement.