Première Partie: Différences essen
comme la mort, " Famour des écoles catholiques rend la vigueur de la jeunesse à ce vieillard qui est à ses derniers jours. Citons quelques-unes des assertions principales. Dans la première partie, il commence par établir les diffétie'ïîlsl^re" rences essentielles qui existent entre l'ordonnance de 1892 et d^^an-"^ les précédentes, notamment celle de 1888. Il le fait dans un donnanees' tablcau Comparatif où il met en regard 29 dispositions de l'or-
et celui ÛQ
l'Ordonnance dounancc de 1888 favorables aux catholiques et 29 dispositions
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contraires de l'ordonnance de 1892 : l'ordonnance de 1888 introduisait dans le bureau d'éducation trois membres catholiques sur huit avec droit de vote, donnait par conséquent à ces trois membres le droit de prendre une part effective dans tout ce qui concernait l'administration générale des écoles, accordait à la section catholique le droit de diriger les écoles de sa confession, de faire les règlements nécessaires à l'administration et à la discipline générales, de choisir les inspecteurs, les livres de classe, d'annuler le certificat d'un inspecteur, etc; l'ordonnance de 1892 supprime tous ces droits (1). L'auteur entre dans les plus minutieux détails sur la composition du bureau d'éducation (2), les examens (3), les écoles normales (4), les livres (5), l'instruction religieuse (G), sous les anciennes ordonnances et sous la nouvelle, montrant que les anciennes étaient équitables à l'égard des catholiques et que la nouvelle les prive de tous leurs droits. Il conclut par ces paroles que nous trouvons bien touchantes sur les lèvres de Tancicn missionnaire de l'Ile-à-la- Orosse : " Il y a 47 ans, je montrais à lire à des enfants du Nord- Ouest; le E. P. Lacombe en faisait autant, il y a 42 ans; c'était là aussi une des occupations de l'aimable Mgr Grandin, à Athabaska, il y a déjà 39 ans. Il y a 35 ans que les dévouées Sœurs de la Charité ont planté leur tente et commencé à instruire les
(1) Mémoire , pp. 4-0.
(2) Jl'id., p. 9.
(4) Ibid., pp. 11-14.
(5) Ibid., pp. 14-16.
(6) Ibid., pp. 17-lS.
enfants de rextrême Ouest. Malgré toutes ces circonstances, on ne nous a pas fait la faveur, que dis-je? la justice de nous faire connaître quelles étaient les objections formulées contre nos requêtes (1)."
Dans la 2e partie de l'ouvrage, le polémiste aborde le fond de la question, pour le Manitoba comme pour les territoires: La minorité catholique a-t-elle droit à ses écoles dans le ^Manitoba et dans le Xord-Ouest? Les lois de 1890 et l'ordonnance de 1893 lèsent-elles des droits incontestables ?
L'auteur pose un préliminaire^ affirme une thèse, accompagne celle-ci de ses développements et de ses preuves.
Yoici le préliminaire.
" Je suis Métropolitain d'une province ecclésiastique, dans Deuxième Parlaquelle se trouvent tous les territoires du Xord-Ouest. Je suis i- Le préaml'Evêque d'un diocèse qui renferme dans ses limites et Manitoba et la plus grande partie d'un des district? du Xord-Ouest; Eégina, la capitale des territoires, est dans l'archidiocèse de Saint- Boniface. Tout cela prouve jusqu'à l'évidence que je ne sors pas de mon rôle, en élevant la voix en faveur de nos écoles. Je ne fais que réclamer les droits des fidèles confiés à ma charge pastorale, en demandant la protection des institutions dans lesquelles les enfants catholiques peuvent recevoir une éducation conforme à la foi de leurs parents et aux enseignements de leur Eglise. Tout en accomplissant ce devoir de pasteur des âmes, je suis certain que je n'étonnerai pas l'hon. Conseil Privé d'Ottawa, en ajoutant que j'ai le droit et même l'obligation de ne point perdre de vue la position qui m'a été faite par les autorités civiles de mon pays, lorsqu'elles ont demandé ma coopération pour la solution des difficultés qui avaient surgi à la Eivière- Rouge, avant l'entrée du Xord-Ouest dans la Confédération (2)."
L'auteur raconte alors brièvement, mais complètement, son rappel au Canada par le Gouvernement de la Puissance, son sé-
(1) Mémoire de Mgr Taché , p. 23.
{2) Ibid., p. 25.