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qu'ils veulent m'empécher de penser k vous , et cela m' offense.
c Adieu, ma très aimable, continuez à m' écrire, continuez à m'aimer ; pour moi , je suis tout entière à vous; j'ai des soins extrêmes de votre enfant. Je n'ai point de lettres de M. de Grignan , et je ne laisse point de lui écrire. >
VsQdrcdi, i3f^ricr 1691, cliu U.deCoulaoga.
M. de Ck>ulange8 veut que je vous écrive à Lyon ; je vous conjure , ma ehère enfant , si vous vous embarquez, de descendre au Pont-Saint- Esprit. Ayez pitié de moi! conservez-vous si vous voulez que je vive. Vous m'avez si bien persuadée que vous m'aimez, qu'il me semble que, dans la vue de me plaire , vous ne tous hasarderez point.
( Mandez-moi bien comme vous conduirez votre barque. Hélas ! qu'elle m'est cbère et précieuse cette petite barque que le Bhône m'emporte si cruellement ! J'ai ouï dire qu'il y avait eu un dimanche gras, mais ce n'est que par ouï dire , et je ne l'ai point vu. J'ai été ferouche au point de ne pouvoir soutlrir quatre personnes ensemble. J'étais au coin du feu de madame de La Fayette. L'aflaire de Mellusine est entre les mains de Langlade , après avoir passé par celtes de M. de La Rochefoucaud et de d'Hacqueville, Je vous assure qu'elle est bien confondue et bien méprisée par ceux qui ont l'honneur de la con-
naître. Je n'ai pas encore vu madame d'Arpajon , elle a une mine satisfaite qui m'importune. Le bal du mardi gras (i) pensa être renvoyé i jamais il ne fut une telle tristesse (2), je crois que c'était votre absence qui en était cause. Bon Dieu! que de complimens j'ai à vous faire, que d'amitiés, que de soins de savoir de vos nouvelles , que de louanges on vous donne ! Je n'aurais jamais fait si je voulais nommer tous ceux et celles dont vous êtes aimée, estimée, adorée; mais, quand vous aurez mis tout cela ensemble, soyez assurée, ma Bile , que ce n'est rien en comparaison de ce que je suis pour vous. Je ne vous quitte pas un moment , je pense à vous sans relâche , et de quelle façon! J'ai embrassé votre 611e, et elle m'a baisée et très bien baisée de votre part. Savez-vous bien que je l'aime cette petite, quand je songe ije qui elle vient. *
Je m'arrête... Si je me laissais aller je citerais encore , mais j'en ai transcrit assez pour faire connaître tous les déchiremens de cette première absence, qui dura quinze mois. Ce temps, qui parut si long à madame de Sévigné , elle le passa ,
(.) A t. coar.
li) Uidime de Honuipan et madame de Li Vallièrc n'y parorcnl poJDl. CelM deraiire a**>i fui Ita Tuilrri», Il duil ailée te réfngier
d>Dt le couvent dei Filto-SBJQle-Maric, à ChailloI, oCi Louii XIV rcniQja chercher par Colberi, Elle repariii pouv quFl<]ue lempt à U
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