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versation, l'éUTatïon de son caractère, sa bonté,
sa modération et ses habitudes enfin devenues
paisibles.
Alors que le coadjuteur, renonçant tout-à-Eoic aux agitations de la première partie de sa vie , sentit que pour sa gloire , pour son repos et pour son caractère de prêtre , il y avait quelque chose de mieux que t'intrigue et la turbulence, Tamittë de madrâie de Sévignë fut plus à l'aise. Car ce qui fait le bonheur de ce sentiment , c'est de n'avoir rien à reprocher à ce que l'on aime; et pendant long-temps les amis du cardinal n'en avaient pas été là.
Lors du départ du cardinal , madame de Sévigné fut fort attristée de cette séparation : comme je l'ai dit , malgré ses défauts elle était sincèrement attaché* à lui, «t dans plusieurs de ses lettres à madame de Grignan, elle lui fait voir que le coadjuteur 'e»t digne de son amitié... Ella lui écrit -.f ,
t Je n'ai reçu «ucuné de vos lettres , depuis celle de Sens , et vous savez quelle envie je puis avoir d'apprendre des nçkvelles. de votre saoté et de votre voyage. Jf) suis très persuadée que vous m'avez écrit, je ae me plains que des arrangemens ou des dérangemens de la poste. Selon notre calcul, vous êtes à Grignan, à moins que l'on ne vous ait retenue les fêtes à Lyon. Enfin, ma fille , je vous ai suivie partout ; et il me semble que le Rhône n'a pas manqué au respect qu'il
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VIE DE MADAUE DE 3ÊV1GNÉ. SOI
VOUS doit, fai été à Livry avec Corbinellï ; j'en suis revenue promptement pour ne pas perdre un moment de ceux que je puis employer encore à voir notre cardinal. ^La tendresse qu'il a pour vous , et la vieille amitié qu'il a pour moi , m'attachent très tendrement à lui. Je le vois tous les soirs depuis huit heures jusqu'à dix; il me semble qu'il est bien aise de m'avoir jusqu'à son coucher. Nous causons sans cesse de vous, c'est un sujet qui nous mène bien loin , et qui nous tient uniquement au cœur.
f Madame de Coulanges part lundi avec Corbinelli, cela m'àte ma compagnie. Vous savez comme Corbinellî m'est ban, et de quelle sorte il entre dans mes sentimens. Je suis convaincue de son amitié , je sens son absence ; mais , mon enfant, après vous avoiP perdue, que' peut-il m'arriver dont je doive me jdaindre? Jene m'en plains aussi que par rappoit à vous, et comme étant un de ceux avec qui je trouve le plus i» consolation , car il ne taut pas croire que ceux à qui je n'ose en parler autant que je voudrais me soient aussi agréables qtie ceux qui sont dans mes sentimens. t ~
f II me semble que vo«s avez peur que je ne sois ridicule , et que je me répande excessivement sur ce sujet: non, non, ne craignez rien, je sais gouverner ce tprrent: Fiez-vous un peu à moi, et me laissez la liberté de vous aimer jusqu'à ce qu'il ait plu à Dieu de vous oter de mon cœur pour