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tiens les Guesclin , las Ilosnuid«c , lei Coaquio et les RieuK, meilleurs que les Quelaec,lea Banton et ies Cliàteftu-Giron. Mais il n'est pas queuion de faire des comparaisons ; il ne s'agit que de vous assurer encore une fois que ceux qui vous ont si soigneusement instruite de la souscription que j'ai de vous dans mon salon de Bussy. ont faussement menti , et que vous ne devez pas vous fier à ces gens-là.
■ J'ai encore un autre portrait de vous, dan» ma chambre, sous lequel ceci est écrit:
« Marie de Rabutin, vive, agréable et sage; fille de Cehe-Bénigne de Rabutin, et de Marie de CoUr langes, et femme de Henri de Sévigni.
< Dans notre généalogie que j'ai fait mettre au Iwut de ma galerie de Bussy, voici ce qui e&t écrit pour vous :
« Marie de Rabutin, une des plus jolies fille» de France , épouse de Henri de Sivigné, gentilhotHme de Bretagne, et ce fut une bonne Jwtune pour lut, h cause du bien et de Ut fortune de la demoiteUe. .
( Il n'y a pas un endroit dans toutes ces souscriptions dont la maison de Sévign^ se pât plaindre. Pour celui où je dis que vousave^ éié une bonne fortune pour monsieur votre mari, je ne sais pu s'il aurait eu la sincéritë d'en convenir, mai» je sais bien que vous l'auries été d'un plus grand seigneiu* que lui, et d'un homme d'un plus grand mérite. J'ai tellement cela dans la (êt« que personne ne me le saurait oter.
nMOtCoOt^lc
DE MADAMK DK sivlCVÉ. 110
( Je (Toyaiit , d'après notre dernier combat , fjue je tt'aiirais jamais d'aFlairo avec vous, et partïrtilièrement siir les portraits; mais je vois bien qa'il faut que vous ayez ma vie^ ou que j'aie la vôtre. >
A cette lettre, dans laquelle Bussy se montre tout entier, madame de Sévigné répotid encore :
A Paris , ce 7 jaovicr (669.
« Vous me dites très naïvement tous les ^c^itesux qui sont au bas de mes portraits ; je suis persuadée que ceux qui en ont parlt! autrement ant menti, mais ceint •11 vous me loues sur l'a* mitië qu'en dites-vous? J'entends votre but et j( comprends que c'est une satire selon votre pensée ; mais comme vous seree peut-être le seul qui la prenies pour une contre-vëritii , et qu'en plusieurs endroits cette louange m'est acquise par clei raisons asseï fortes, je consens que ce que TOUS avez écrit demeure écrit 6 l'éternité, et que TOUS , moDsieur le comte , sans recommencer notre procès ni notre combat , je vous dirai que je n'ai pas manqué un moment à l'amitié que je TOUS devais ; mais n'en parlons pluï, je crois que, dans votre cceur, tous en êtes présentement pei'<suadé.
B Pour notre clievalerîe de Bretagne, vous ne la connaissez point; Le Bouchet, qui cflnnait les maisons dont je vous ai parlé, et qui vous paraissent barbares, vous dirait qu'il faut baisser pa-villon devant elles.
• Je ne vous dis point cela pour dénigrer nos Rabmin; hélas! je ne les aime que trop, et je ne suis que trop sensiblement touchée de ne pas voir celui qui s'appelle Roger, briller ici avec tous les omemtins qui lui sont dus ; mais il se faut consoler, dans la pensée que l'histoire lui fera la justice que la fortune lui a si injustement refusée. 11 ne faut donc pas que vous me querelliez sur le cas que je fais de quelques maisons au préjudice de la notre; j^ dis seulement des Sévigné ce qui en est , ce que j'ai vu.
( Je suis fort aise que vous approuviez le marfege de M. de Grignan : il est vrai que c'est un' très bon et un très honnête homme, qui a du bien , de la qualité , une charge , de l'estime et de la considération dans le monde. Que faut-il davantage? Je trouve que nous sommes fort bien sortis d'intrigue. Puisque vous êtes de cette opinion , signez la procuration que je vous envoie, mon cher cousin , et soyez persuadé que, par mon goût , vous seriez tout le beau premier à la fête. Bon Dieti ! que vous y tiendriez bien votre place! Depuis que vous êtes parti d'ici je ne trouve plus d'esprit qui me contente pleinement,
et mille fois je me dis en moi-même : Bon Dieu ! quelle différence !
« On parle de ^eire , et que le roi fera la campagne. >
Dans une autre lettre on voit ce que madame de Sévigné aime dans son gendre.
APirli, M 4 juin iCGg.
( Pour vous dire le vrai , je ne me plaignais point de vous, car nous nous étions rendu tous les devoirs de la proximité dans le mariage de ma lîlle ; mais je tous bisais une espèce de querelle d'allemand pour avoir de vos lettres, qui ont toujours le bonheur de me plaire; n'allez pas pour cela, tous, m'aimer éperdument, comme TOUS m'en menacez. Que Toudries-Tous que je tisse de votre éperdument sur le point d'être grand'mére? Je pense, en effet, que je m'accommoderais mieux de votre haine que de voire extrême tendresse : vous êtes un homme bien e\'cessif ! N'est-ce pas une chose étrange que voii>> ne pussiez trouver de milieu entre m'o^enser outrageusement ou m'aimer plus que votre vie ! Des mouvemeiis si impétueux sentent le fagot, je vous le dis franchement ; vous trouver à mille lieues de l'indifférence est un état qui ne vous devrait pas brouiller avec moi , si j'étais une