CHAPITRE IX
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Les Synodes ne sont pas d'une nécessité rigoureuse^ mais leur utilité pour le bon gouYernement de TEglise est incontestable. Ou peut voir au second chapitre ^u magnifique ouvrage de Benoit XIV^ de Synodo Diœcesanâ, combien les souverains Pontifes ont toi]ûours tenu à la convocation de ces pieuses
asscmblées, et comme les plus saints Prélats ont été exacts à les réunir autant que les circonstances pouvaient le leur permettre. En effet un synode se compose des pimcipaux membres du clergé ; on y signale les abus qu'il faut extirper^ on y propose les remèdes qui paraissent les plus efficaces. L'évéque^ qui est le Juge Suprême^ y profite des lumières de tous^ et en écoutant les observations^ les réclamations^ les motifs que chacun développe en toute
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liberté, il découvre plus sârement les réformes à faire^ les moyens à prendre pour entretenir la beauté de son Eglise, les tempéraments à garder^, l'oppor- . tiinité de telle ou telle mesure^ enfin la ligne qu^il doit suivre pour gouverner son peuple selon Dieu^ c'est-à-dire, avec force et suavité.
Aussi François était-il convaincu de rutiUte des Synodes ; il les regardait comme le moyen le plas efficace pour déraciner les désordres, et entretenir dans un diocèse, la régularité et Pesprit de ferveur. 11 avait recueilli à Malines et à Gand les heureux fruits que produisent toujours ces saintes réunions lorsqu'elles sont tenues diaprés le véritable esprit de l^Eglise, et devenu archevêque de Cambrai, se trouvant à la tète d-un diocèse plus vaste et plus populeux^ il se crut plus obligé encore de centinuer cette sainte pratique. Ainsi tant que la paix laissa aoi curés la liberté de sortir de leurs paroisses, il ne manqua point tous les ans, vers la tète de la St-* Remi, d^asserabler à Cambrai le Synode diocésain. Outre les membres de son conseil, il y appelait ses archidiacres, les doyens de chrétienté ou archiprétrès qui sont comme les supérieurs des curés de leur Doyenné, C'est dans ces assemblées qu'il fit des ordonnances si sages et si utiles que l'on pouvait dire encore avec plus de vérité de ses Synodes que de tous les autres^ qu'ils sont des écoles du St-Ëspnt et des assemblées où la sagesse divine se commmii-
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que avec pins d'abondance : Sekobu €9§e Spirùys Sancti et qumdam divmœ iupienliœ tractaiui. De phis, deux fois par an^ après Paqnes et an commencement d'octobre^ les curés se réunissaicDi par son ordre sous la présidence de leors doyens, et à cette occasion il leur adressait des lettres pleines de piété et d'onction, où son âme si dévouée aux intérêts de Diea et de l'Eglise respirait tout entière ^ £nân se reco II naissant redevable^ par son titre d'archevêque aux diocèses de ses suGOraganis^ et voulant remplir tous les devoirs que sa charge lui impo^aU, il assembla à Cambrai le Concile Provindal^ au mois de mai i(>3l. Ce concile a été loué *, approuvé et confirmé par le Pape Urbain VIU^ le 1? avril de Tannée uivante ; et reconnu par les tribunaux séculiers, et surtout par le conseil suprême des Pays-Bas.
< Noos avons fût Inen des reehereheB dans le diocèse de
Cambrai, et dans la partie du diocèse de Tournai qui lui était autrefois annexée^ pour irouver au moin- quelques-unes de ces lettres que nous aorîons citées ayec tant de bonheur : tontes nos démarches ont été inflrnctaenses.
• Les paroles du Pape L'rbaiu VHI sont trop flatteuse? pour que nous ne les rappellions pas ici :nos igUur cgregiam Francisci ArchMêpiscopi^ et epiteùporvm eomprovineialium prœfaiorum ]^îetatm, nnffutarmque domus Dei, ei eaiho' licœ religioniSj nec non gregem sibi commisswn verbo et exemplo pascendi zeittm $ummaperè comtnendimUSg ete^