CHAPITRE XIV
MM dernière mâlactle de François vau der Durcli, — avant
Au milieu de tous ces travaux entrepris et soutenus avec un zèle si constant pour le bien de TËglise et le salut des âmes, la vertu de François Van der Burch prenait chaque jour de nouveaux accroissements, mais sa santé allait en déclinant. Il devint sujet à de violents catarrhes et à d'autres inlirmités qui sont les compagnes ordinaires de la vieillesse et les avant-coureurs d'une iin prochaine. En 1642^ au mois de février, il lui survint une maladie dangereuse qui le conduisit à deux doigts du tombeau : il en guérit heureusement ; Dieu voulait qu'il acquit encore de nouveaux mérites. &iais au commencement de 1644, il eut à souCDrir cruellement des Hémorrhoides : il lui était impossible de se tenii' debout ou assis. Par un sentiment de pudeur, il fut très
longtemps sans parler de son mal à ceux qui Papprochaieni de plus près^ et quand il fut obligé de le faire connaître à quelques-uns, il ne vonhit pas que FoD songeât à y apporter remède^ tant était grande la délicatesse de ce pieux archevêque en ce qui regardait la pudeui^ et riioiiiiéteté. Ce mai aegixge lut suivi d'une toux violente^, et d'un rhumatisme qui lui tomba sur la poitrine, et lui ota tout appétit, i eûtes ces incommodités qui auraient forcé beaucoup d'autres à garder le lit^ n'empêchaient pas François Van der Burch de se livrer à ses travaux ordinaires. Ainsi le second et le troisième dimanche d'après Pâques^ il se trouva*à Mons en Hainaut^ dans les églises de Sainte-Elisabeth et de Saint-Nicolas, où il dit la messe à huit heures, distribua lui-même la communion à un très grand nombre de personnes, el administra ensuite le sacrement de confirmation jusqu'à deux heures de Taprès-midi. Le concours du peuple fût extraordinaire ; on était accouru nonsculcmeai de la ville de Mons^ mais encore de tous les environs. Cette fatigue acheva de Taccabler, et il se vit enlin obligé de recourir au médecin. Hélas ! . en voulant éviter un mai, il tomba dans un autre : car avant ce temps là il se sentait la tête pesante, et il était sujet à un assoupissement qui approchait de la léthargie. Les remèdes qu'on lui donna lui causèrent une telle insomnie que dans la suite il lui ftit impossible de goûter un seul instant de sommeil.
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Bientôt survint une fièvre double-tierce qui ne le quitta qu'à la mort ^ et une inflammation de foie vint se joindre à tous ces maux. La constance de François ne se laissa point abattre, et sa piété scm* blait devenbr plus vive encore. Malgré toutes ces maladies^ il se levait encore cbaquc jour à iiuit heures du matin, puis vétu comme lorsqtill se portait bien^ il allait enleudie la messe dans une chapelle domestique ; sa faiblesse ne lui permettait pas de demeurer à genoux, et il se tenait sur un tabouret : il ne retournait se coucher que vers neuf heures du soir. A ceux de ses domestiques qui rengageaient à prendre un peu de repos pendant le jour, puisqu'il passait ses nuits sans sommeil, il répondait pur ce mot connu d^un ancien : non, non, un général d'armée ne doit mourir que debout. Eiiliu le jour même de TAscension^ ses forces trahirent son courage^ et li se sentit défaillir. Les médecins s'apercevant que TappUcation qu'il mettait à entendre la messe augmentait son niui^ lui interdirent d y assister, et Tobligèrent à garder la chambre. 11 se montra fort désolé de cette défense : il s en plaii^nait quelquefois : plus de messe, disait-il^ plus de bréviaire! voilà donc ([UQ ron nœ fait vivre comme an animal sans raison/ Ces réflexions même et ces plaintes prouvent bien tout le chagrin qu'il ressentait de ces privations^ et la fervente piété qu'il conservait au milieu de ses maux. On ne pouvait pas
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lui appliquer cet adage : Corpus quod corrumpitur, aggravât animam ; les souffrances éTun corps qui se dissout, émoussent les pieuses affectiom de Vâme*
Les Patriarches, avant de mourir, rassemblaient autour d'eux leurs nombreux enfants^ afin qu'ils entendissent leurs dernières recommandations : le Sauveur du monde avant de quitter ses disciples pour monler au calvaire^ les réunit dans le cénacle et leur adressa ce magnifique discours qui est, pour aiiibi dire^ le testament de sa charité^ et qui nous a été conservé, par le disciple biennaimé. François Van der Burch ne peut appeler autour de son lit ses chers coopérateurs. Mais se voyant* sur le . point de sortir de ce monde, il éprouve le besoin de leur écrire encore, et de leur renouveler ses pater* nels avis. Il dicte cette lettre touchante dont nous devons aussi la communication à Textrême obligeance de notre vénérable ami M. Le Glay, et qui nous fait regretter plus vivement toutes celles que nous n'avons pas retrouvées
a // est juste, je crois, tandis que je suis dans ee corps mortel comme dans une tente, que je réveille votre zèle par mes avis : car je sais que dans peu de temps je dois quitter cette tente. Mais j 'aurai soin que même après ma mort, vous puissiez toujours vous remettre ces choses en mémoire.
(2. Smr PiSBES. C. 1. V. 13-U.)
« Voir la note. F.
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a U n^est pas agréable de dire ni d'entendre souvent la même chose ; notre esprit aime surtout la yariété. Biais il n'est pas rare d'être ibrcé par la nécessité on Ptttilité de dire ee qu'on a déjà dit^ et de le répéter de nouveau pour le redire encore. Si vous parlez à un sourd ou à une personne qui entend malj ne répétez-vous pas vous-mêmes ce que vous avez dit^ jusqu'à ee qu^enfin vons soyez sûrs d'avoir été bien compris. Déjà plusieurs lois et même trèssouvent je vous ai parlé de la nécessité de prêcher et de catéchiser la jeunesse. Mais hélas I plusieurs d'entre vous ne m'ont pas entendu ; non, je n'ai pas été entendu de tous^ puisque tous ne font pas ce qah j'ai dit. Leur conduite pronve bien qu'ils ontété sourds à mes recommandations. Je vous avais recommandé de parler, et plusieurs demeurent muets ou à peu près muets. Je vais faire retentir à leurs oreiUes la trompette de l'apôtre, et je leur crie bien haut avec saint Pierre ; Paissez le troupeau de Dieu gui tfom est confié, ueiUant sur sa amduùe, non par une nécessité forcée, mais par une affection toute volontaire qui soit selon Dieu; non par un honteux désir du gain, mais par une charité désintéressée, non en dominant sur les héritagesduSeigneur, mais en vous renr dant les modèles du troupeau par une vertu qui naisse du fond de votre cœur. (1. S. Pibiib. C. 5. V. 3-3.)
a Vous le voyez^ ce n'est pas une simple recommandation que vous fait iciTApôtre, comme s li vous
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invitait seulement à une oeuvre de pur conseil ou de surérogalion. Mais il vous rappelle une obligation rigoureuse^ et c'est parce qu^il s^agit ici d'un précepte formel qu'il vous dit à Timperatif, Paissez, Pasdte. Et certes s'il n'y avait pas uq précepte formel qui vous commande d'instruire et de prêcher, le saint concile de Trente ne dirait point que s^il se rencontre quelques pasteurs qui s'abstiennent de prêcher et d'instruire aux jours de Dimanches et de fêtes solennelles les peuples confiés à leur sollicitude^ et qui négligent d'enseigner aux enfants les éléments de la loi, Tobéissance à Dieu et à leurs parents^ les Evêques doivent les y contraindre en employant même pour les y forcer, s'il le faut, les censures ecclésiastiques.
a Gonsidérea^ et pesez bien toutes les paroles de l'apôtre saint Pierre : le précepte qu'il impose ne s'adresse pas seulement à quelques personnes en particulier, mais indistinctement à tous ceux qui ont charge d'âmes, car il dit : Pâmez le troupeau qui vous est confié, Ke^t'CQ'pas comme sil disait;
que tous et chacun de ceux qui ont un troupeau
confié à leur soin, soient fidèles à le nourrir, suivant cette parole de Jérémie ; Chacun nourrira ceux quil a sous sa main. 11 faut donc entendre les paroles de saint Pierre dans leur sens le plus gé* ncral. Car vous n'ignorez pas qu une proposiUou indétemniaée qui a pour objet une chose nécessaire^
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équivaut à uue proposition uoiverselie. Or^ quoi de plus nécessaire à nn pasteur que de nourrir son
troupeau? puisque ue pas le nourrir ce serait lui donner la mort. En effets jugea vous-mêmes : Si des enfaats vienueut à mouru: de faim parce que ' leur pàre leur reftise toute nourriture, ne condam* nerez-vous pas coiume homicide ce père dénaturé? Rapp^z-Tous lû parabole de la petite brebis dont il est parlé au second livre des Kois^ et que le prophète Nathan proposa à David. Après que le prophète eut cessé de parler^ David s'écria : par le JJieu vivant, cet homme mérite la mort; et Nathan répondit au roi : c^t vous qui êtes cet homme-ld Je dis aussi a tous ceux d'entce vous qui ne nourrissent pas leur troupeau du pain de la parole : vous êtes des homicides* Je vous condamne par votre bouche : si celui-là est homicide et mente la mort^ qui laisse mourir de faim son enfant, comment ne seriez-vous pas homicides en ne nourrissant pas les âmes dont TOUS êtes chai|;és, et en les laissant mourir de la faim spintuelie. On déplore la mort ccipurcile parce quelle firappe les sens, et celui qui la donne est condamné a inouiii ; on ne déplore pas la mort spirituelle parce qu^elle ne frappe pas les sens, et celui qui la donne ne s'en inquiète guère ; il n'en éprouve pas de remords. Mais lorsque le livre des consciences sera ouvert, alors le pasteur infidèle poussera des cris semblables à ceux d^une femme qui entante avec
douleur^ et il déplorera son malheur pendant toute
réteruité. Considérez toutes ces choses, tandis que vous en avez le temps ; reeonnaissez votre obligation : acquittez-vous de votre chai*ge.
' <K Paissez le troupeau qui vom est cmfié : Vk^ potre ne dit pas : paissez les brebis ; ou paissez les agneaux; mais il dit : paissez le troupeau. Un troupeau se compose des agneaux et des brebis; aussi d'après le droit, si quelqu'un lègue à un autre son troupeau, on entend, par ce mot troupeau^ et les brebis et les agneaux. Ayez donc autant de soin des agneaux que des brebis. Aux uns et aux autres vous êtes redevables de la nourriture qui leur convient; donnez le lait aux petits, et à Tège mùr un aliment plus solide. Paissez les uns et les autres avec tout le soin, tout le zèle, toute la sollicitude dont vous êtes capables : votre diligence doit être d'autant plus grande que ce troupeau n'est pas le vôtre, mais celui de Dieu.
« Plus une chose est précieuse, et plus aussi elle exige de diligence et de soin : ceux qui poUssent des diamants et des pierres fines le font avec plus d'attention, de soin, et de circonspection que je ne saurais dire. Faut-il donc moins d'attention, de tra* vail, d'industrie et de sollicitude, lorsqu il s'agit de polir des pierres vivantes et de paître le troupeau de Dieu? Si le troupeau dont vous avez la charge ' est le troupeau de Dieu, le paître et le nourfk c'est
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faire l'œuvre de Dieu ; et n'est-il pas écrit; maudit est celui qui fait l'œuvre de Dieu avec négligeiice.
» L'apôtre saint Pierre ne dit pas seulement : paissez le troupeau qui vous est confié ; mais il ajoute : veillant sur sa conduite, c'est-à-dire^ selon le texte grec, exerçant sur lui la vigilance la plus attentive. Il ne suffit donc pas de le nourrir de la doctrine et de la science du salut; mais il faut encore le visiter, l'inspecter avec soin^. connaître chaque brebis en particulier, et par notre zèle à administrer les sacrements^ par nos prières et nos saints sacrifices^ enfin par tous les moyens qui sont en notre pouvoir, pourvoir au salut de tous^ y travailler avec ardeur^ et les porter au bien^ non par une nécessité forcée^ non comme malgré nous^ non par la crainte du châtiment que nous attirerait notre négligence, non à cause du commandement qui nous en est iaii, mais par une affection toute volontaire, mais par un besoin de notre cœur^ et avec zèle. Ou ne goûte pas grand plaisir à ce que l'on (ait par contrainte ; on n'y recueille pas grand mérite, etle zeie qu on y met ne dure guère. Mais ce que Von fait par affection volontaire est plus agréable à Dieu et plus méritoire pour nous. On y trouve même du plaisir, et par suite on ne l'omet pas facilement, surtout si Fintention est pure, et si Ton agit selon Dieu, c'està-dire pour son amour et par zèle pour les âmes. fhn point par un désir honteux du gain} ce désir
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est tout-à-fdit indigne d un homme consacré à Dieu. Paissez donc votre troupeau par un dévouement génci eux pour vos brebis^ recherchant non pas vos intérêts^ mais les leurs*
a L'Apùtie dit encore : non en dominant sur les héritages : non dominantes in cleris. G'estrà-dire^ ne vous conduisant pas avec hauteur au milieu des fidèleSy qui divisés en diff^ntes congrégations ou paroisses forment l'héritage de Jésus-Christ. N'est-il pas vrai que celui qui traite les siens avec hauteur ne saurait s'en taire aimer: par suite^ quelque chose qa^ dise ou qu^ prescrive^ il est sûr de leur déplaire et de ne rien gagner sur eux. Mais lorsqu'un supérieur se comporte avec ses inférieurs comme sll était Tua d'entre eux } lorsque tout en sauvegardant son autorité, il se montre bon et afbble pour tous^ et que tempérant sa douceur par une gravité pleine de modestie^ il se tient également éloigné d^me trop grande familiarité qui engendre le mépris^ et de la hauteur ou delà dureté qui le rendrait odieux^ alors il peut être assuré qu'il obtiendra plus par ses prières et ses exhortations que n'obtiendrait un autre en commandant en maitre^ et en imposant sa volonté avec empire, surtout, si, comme le veut saiiit Pierre^ il donne Texemple à son troupeau.
a La parole de Dieu est pleine d'etlicacité, et la puissance d'une bonne prédication est immense: mais il faut que la conduite de celui qui parle ne
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démente pas ce qu'il prêche^ ou bien il ne produira que tfès peu de fruits et même pas du tout. Si vous ne chargez un canon que de poudre^ sans doute vous obtiendrez une forte détonation ; mais tout se bornera là. Ainsi votre prédication ne sera qu^un vain bruit^ si votre vie n'y répond pas. Vous agiterez l'air comme un airain sonuant^ et une cymbale retentissante ; vous frapperez les oreilles, vous les étourdirez du bruit de vos paroles ^ rarement vous toucherez les cœurs, et ce n'est pas avec de pareilles trompettes que vous abattrez les murailles de Jéricho* Paissez donc le troupeau qui vous est confié, non-^* lement par la prédication^ TadministraUcn des sacrements, vos prières et vos sacrifices^ mais aussi^ mais surtout par votre vie exemplaire*
a Sur le point de combattre les Madianites, Gédéou dit a ses soldats : ce que vous me verrez faire, faites le tHna-mêmes. Ils le firent, et ils forcèrent le cdmf ennemi. Le vrai Gédéon^ notre capitaine^ Jésus-Cbristy notre Sauveur, nous a donné Texemple afin que nous fassions à notre tour ce qu'il a fait luimême. Or il a pratiqué tout d'abord^ et il a enseigné ensuite. Imitons-le : piutuj^uons d'abord nous-mêmes ce que nous prêchons aux autres: que notre conduite soit l'expression vivante et comme la confirmation de la doctrine que nous ceignons. Les paroles touchent^ mais les exemples entrsonent, et smnent tandis que le pasteur s'avance à travers les
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chemins escarpés et abrupts de la montagnei le
troupeau le suit dans la vallée. Mais il ne suffît pas de saHver les apparences^ et de nettoyer comme les Scribes et les Phansieiis Textérieur de notre calice : il faut que notre vertu soit intérieure et sincère. Un corps sans âme n'est qu'un cadavre : nos œuvres, si elles ne sont pas faites dans la charité^ sont des œuvres mortes. Mais comment celui qui brûle du beau feu de la charité^ pourrait-il ne pas agir dans la charité ? Paissez donc le troupeau qui vous est confié par lue vertu qui. naît du fond du cœur; paissez-le par Texemple d'une bonne vie et d^une conduite irréprochable : paissez-le par vos prières ; paissez-le par une instruction donnée avec diligence et assiduité^ et faites tout le reste par amour pour Dieu.
« Je prie ce grand Dieu de nous remplir deeet esprit^ et de le conserver en nous. C'est ainsi que toutes nos œuvres seront pleines, et que nous recevrons une récompense pleine et entière^ lorsque Dieu regardera favorablement les âmes saintes» Ainsi soit-il, ainsi soit-il 1 adieu j priez pour moi le Dieu tout* puissant. »
Quelle simplicité l quelle onction dans ces dernières paroles d'un porc à des enfants qull a toujours dnrigés^ soutenus^ consolés! Il ne cherche pas à éblouir les esprits par les brillants apprêts d'une éloquence humaine ; il ne veut que convaincre et tou-
cher les cœurs. Par nn tel langage pouvaitril ne pas
atteindre son but ? U ne vise pas a l'effet ; fl ne profite pas des circonstances où il écrit cette lettre pour provoquer dans les âmes des regrets dont il serait l^objet^ en arrêtant l'attention de. ses prêtres sur le moment de sa scpaiation qui ne peut plus tarder, il s'oublie lui-même pour ne songer qu'à leur sanctification, et au soin qu'ils doivent prendre de leur troupeau. Ne croirait-on pas entendre TApôtre Saint Paul, lorsque quittant Milet pour se rendre a Ephèse^ il disait aux anciens qu'il avait réunis : a Je sais que » vous me voyez pour la dernière fois en ce monde : B permettez-moi de vous répéter les avis que je vous » ai tant de fois donnés. Veillez sur vous et sur le j> troupeau qui vous est coniié -, n'oubliez jamais les » recommandations que pendant trois ans entiers » je vous ai faites avec larmes^ ne m'occupant que B de vous et le jour et la nuit, et donnant fidèlement » à chacun les avertissements dont il avait besoin.
L'original de cette dernière lettre de François Van der Burcb était précieusement conservé dans Fabbaye de Cysoing. Elle fut imprimée au commencement de 1645, à Lille, chez Derache, sous les auspices de l'abbé Hugues Beechman, pour être répandue dans le diocèse de Tournai.