‹ Vie de Mons. Vanderburch archevèqueChapitre 24 sur 51 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

U IciapérAiiee Vrançoli,

Saint Cyrille appeUe la tempérancej la ceiature

des Religieux ; il aurait pu ajouter, et des Ecclésiastiques. Comme la ceinture maintient le vêtement et

l'empechc de trop descendre ou de trop flotter d'un

côté ou d'un autre^ ainsi la tempérance maintient nos débirs et lios aileetions dans les justes bornes d'une sage modération^ et nous éloigne de tout excès. François a pratiqué aussi eette vertu : dans la manière dont il traitait ses hôtes, il ne se montrait ni trop magnifique ni trop parcimonieux. Sa table était abondamment servie^ mais on n'y voyait pas de mets recherchés. Elle était telle qu'il convenait à la bienséance et à sa dignité. U aimnt si peu Iss délices qu'ayant une répugnance naturelle pour le poisson et les œufs, il ne se nourrissait pendant le carême^ que de fruits^ de racines^ ou de légumes.

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Il suivit ce régime jusque dans un âge déjà avancé : il était plus qat sexagénaire^ lorsqu^il radoucit un peu sur les instances de ses deux médecins.

Cet iiomme qui appartenait à une illustre Camille^ qui avait passé sa jeunesse au milieu de Tabondauce que donne une immense fortune^ qui répandait ^argent à pleines mains lorsqu^il s'agissait d^une bonne œuvre à créer ou à soutenir^ se moatrait fort économe en ce qui regardait sa personne. On a conservé longtemps dans la maison de Sainte- Agnès dont les Religieuses étaient chargées d^entretenir son iinge^ une lettre autographe où François leur recommandait de mettre à ses bas des talons de cuir^ parce que^ disaitril^ c'était le moyen de les faire durer plus longtemps.

Il eut toute sa vie une extrême délicatesse pour ce qui regarde la chasteté : car tendant toujours à une étroite union avec Dieu, et se souvenant de cette parole du Maître : Heureux ceux qui ont le C(Bur pur, parce guils verront Dieu^ il veillait sur son cœur^ et ne se permettait jamais rien qui fut tant soit peu contraire à la plus exacte modestie : il eût mieux aimé mourir que de se rendre coupable de la plus légère faute en cette matière.

Les évéques doivent se comporter en tout comme ministres de Jésus-Christ, et répandie partout sa bonne odeur par la sainteté de leur vie : pénétré de cette obligation, François se coaduisait de manière

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à rendre impossible même le moindre soupçon.

Ainsi 1] ne permettait jamais à auenne femme d^entrer dans sa ehambre^ e^ si quelqu'une demandait à lui parler^ il ne la recevait que dans un lieu ouvert à tout le monde \ il voulait même que son ebapelain^ ou quelqu^un de sa maison, fût présent pendant tout le temps qu'il demeurait avee elle* U lui disait en latin : Restez ici jusqu'à ce que cette personne 9oit partie. Ainsi donnait-il à tous TejiLemple des précautions qu'il faut prendre, si l'on veut se conserver pur^ comme le dit Tapètre : Te ipsum cas* tum custodi.

Le zèle de François pour la chasteté^ ne se bornait pas à lui seul : il recommandait à ses prêtres le même soin et la même drconspection, et il punissait très-sévèrement les fautes contraires à cette vertu. II comprenait qu'une molle indulgence pour les ecclésiastiques coupables en cette matière, eût été de la part d'un évéque une véritable complicité^ et qu'il se fût par là rendu solidaire du scandale donné toujours par de pareilles fentes*

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