CHAPITRE VII
Un Ëvêque n'est pas le maitre^ mais Téconome^ mais le régisseur des biens de l'Eglise, et Dieu au dermer jour lui demandera un eompte sévère de
rusagc qu'il en aura fait. Aussi François employat-il en œuvres pieuses et utiles les grands revenus.
attachés aux deux sièges qu'il a successivement occupés*
A Gand, il fit don d'un magnifique baptistère à Féglise Saint-Nicolas où il avait été baptisé^ et releva deux châteaux qui avaient été détruits, celui d'Everghem et de Loocbrist*
A Cambrai, il a fait construire le portique du palais aidbiépiseopd avec tout le eorpsde logis qui regarde rOrient et le Septentrion; il restaura la partie occidmtale qui menaçait mfne, et y ajouta une salle
nouvelle. Il renouvela la toiture du côté du Midi, et fit de grands embeUissements dans cette partie des bâtiQients, C'est encore lui qui a fait paver trois grandes caurs ; les deux cours intérieures^ et l'avantcour ou grand'placc qui se trouvait devant le palais. Il répara la chapelle du palais, et une autre encore pour son usage pariieulier et eelui de ses successeurs dans son église métropolitaine : il les a ornées toutes deux^ de peintures^ de tableaux et de balustrades magnifiques. Dans sa ^ille du^ Gâteau, il agrandit considérablement le palais archiépiscopal^ répara plusieurs maisons à la campagne, plusieurs moulins^ et quantité d'autres édiUces.
Il sut si bien administrer ses finances qu'il accrut les ressources et les revenus de rarchevéché, quoiqu'il ait dépensé plus de cinquante mille florins en constructions et en réparations^ et qu'il ait employé une somme a peu près égale en œuvres pies.
Ainsi> auprès du Gâteau^ il a bâti à Maannghien, réglise paroissiale qu'il a rentée, et un presb\i;ère ; il a bâti encore une église à Pommereuil. 11 donna à Cambrai quelques mdle florins pour aider à construire réglise paroissiale de Saint- Waast. Dans la même ville, il a fait élever la sacristie de Téglisc des Glairisses, et il a fourni les fonds nécessaires pour installer l'école dominicale dans les bâtiments que le magistrat mit à sa disposition. Nous avons déjà parié de la construction de la magnifique maison de Samte-
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Agnès et de la rente de quinze mille florins qvi^l lui laissa* Dans le chœur de la caH^drale de Gand^ il a fondé un salut tous les dimanches en Phonneur du Sainirbacremeut. 11 a donné deux cents ilorins de rente à Pécole des pauvres enfants de Gamln^^ et laissé au collège des pèses Jésuites de la même ville une somme suffisante pour bâtir leur belle et magnifique église. De son vivant^ li leur avait ausbi donné quarante mille florins qui ont s^i à bâtir le plus beau quartier de leur maison. C'est à lui que les Jésuites de fiai ont obligation^ de l^inion de la cure et du personnat à leur collège. Nous passons sous silence plusieurs autres dons qu'il a faits^ tant à des hôpitaux qu'à des maisons religieuses qui le regardent avec raison comme leur insigne bienfaiteur^ et même compe leur iondateur. Outre cela, il entretenait plusieurs pauvres écoliers poyr le^ aider a faue leurs études : il. soulageait le« veuves et les pauvres honteux, il donnait des pensions annuelles aux curés que leur giaad âge empêchait d'exercer leurs fonctions. François Van derfiurch s'est montré le père de tous les malheureux, et on peut duc de
lui : « G'e$t là le serviteur fidèle et prudent auquel
Dieu a couilé le soin de sa maison. »
Après tant de donations prodigieuses faites pendant savie^ et qui suffiraient seules pour lui assurer l'immortalité^ François Van der Burch voulut se montrer, encore libéral après sa mort. Afin que ses dernières
volontés fussent exactement remplies^ il nomma pour ses exécuteur testamentaires l4ittislas Jonart^ doyen et chanoine de la luelr ii»ole de Cambrai, et vicaire-général, et l^idiibé Louis Foulon, chanoine de la même église, et son secrétaire.
Par son testament, il légua des sommes considérables aux maisons religieuses et aux établissements pieux que nous allons désigner :
Aux collèges de la compagnie de Jésus, à Mans, Bd, Afh et Cambrai.
Aux filtes de S^te-Agnès de Cambrai, et à celles de Notre-Dame à Mens.
A l'école des pauvres enlants de TaPlace-au-Bois, & Cambrai.
Aux paralytiques de la même ville, aux hôpitaux
de Saint-Julien^ et à ceux d'Enghien, de Lessines, de Tournai et du Keux.
Aux couvents des pères liécoUcts, des Capucins et des Gairisses de Cambrai.
Aux hôpitaux des paralytiques et des orphelins de Mons.
Aux monastères des Célestines, des convertie ou pénitentes et des sœurs noires de Mons.
Aux couvents des Sœurs-Noires de Tournai, de Maubeuge, de Binches, du Quesnoy, de Lessines.
Au monastère de SahitrLazare, et à celui du Saint- Esprit du Càteau.
Aux Heligieuses de Nazareth, à Ath.
VIK DE mSiR. YÂNDSRBURCH. 195
A celles de Saint -André da château de T5urnai^ etc.
Francis Van der Barch fit amsi des dispositions particulières eu faveur des sanctuaires de la Mère de Dieu :
De Notre-Dame-de-Grèce> à Cambrai* I>» Notre-Damê de Hal.
De Notre-Dame de Chièvres.
De Noire-Dame de Tongres.
De Notre-Dame de Cambron.
De Notre-Dame de Messines en Berlaimont.
De Notre-Dame de la Tombe, près de Tournai.
De Notre-Dame de MonWôga.
De Notre-Dame de Bon-Vouloir auprès d'IIawrech, De Notre-Dame du Buisson, dans le Doyenné de Lessincs.
De Notre-Dame du Fresne, près de Hyon.
De NoUc-Dame-dc-Grâce, sous Iloves.
De Notre-Dame-de-Bon-Secours sur le mont Per-
weltz.
n légua i^mr Tomement de chacune de ces chapelles cent florms.