EPILOGUE
Nou» teroimeroiis ce travail sur François Van der
Burcb^ par le portrait <pie le Père Wantier^ de la compagnie de Jésas^ en a tracé dans son livre* DiligendiDeiCausœ. Cet ouvrage imprimé à Douay chez Bellère en 1683, est dédié au neveu de notre illustre archevêque, Tabbé François Van dei Burch, chanoine gradué, pénitencier et chancelier de l'arehewché de Cambrai ^
^ L'abbé FranjoU Vaa d«r Borch n'était pas Beulemeiit le neveu, mais aussi le filleul de TArchevéque. VL se rendit
recommandable par sa graade piété^ et son assiduité au chœur. Il aimait l'étude^ et en sa qualité de Chaocelier^ il eatretint avec on grand sèle dans te diecèse de Cambrai^ l'esprit ecelé* siasUqne que sen encle ^ a?ait implanté. Il devait être âgé
d'environ 50 ans lorsque le père WaiiLiur lui dédia soû livre.
liûus n'avons aucune donnée sur Tépoqne et le lieu fie sa mort.
<r Tel a été François Van der Bxsreh, archeirêque de Cambrai, qu^il peut être considéré comme un miroir fidèle qui a réfléchi tontes les grandes qualités dont doit être orné un Prélat selon le cœur de Dieu. U est beau^ je ne dirai pas de le surpasser, je ne dirai pas non plus de l'égaler, mais même de le suivre de loin. Pendant les années qull a passées sur le siège de Gand, et durant tout le cours de son long gouvernement à Cambrai^ il a accompli tant et de si grandes choses, que Von peut dire de lui, nonseulement qu'il s'est couvert d'une gloire immortelle, mais encore qu'il a rehaussé par Téclat de ses rertus la dignité déjà si sublime de rarcbiépiscopat. Comment louer d'une manière convenable cette bienveillance paternelle qu'il étendait à tout son immense diocèse ? Gomment donner la mesure de cette sollicitude pastorale à laquelle n'échappait aucun des siens, et de cette charité ardente qm embrassait tous ceux qui lui étaient soumis, ne reculant jamais devant aucune fatigué, n^épargna&t ni les veilles, ni les travaux les plu; pénibles, lorsqu'il s'agissait de la gloire de Dieu ? Dans les louanges que l'on donne à sa libéralité, on n'a jamais à craindre Texagération, et lorsqu'on essaie d'en parler, on est assuré d'avance que l'éloge sera beaucoup av^dessous de la réalité. Les MoimmenlB de sa raor niticence sont si nombreux et de telle nature, que l^on ne peut qu'admirer et aimer d'un amour incom
Vi£ D£ MÛA, VAMD£RfiURCH. 199
parable celai qui a«fait ua si magnifique usage de
ses reveaus ecclésiastiques. Il les a employés en ]iM>nnes oeuvres de telle façon quePon serait presque tenté de le taxer de prodigalité ; et en mémo temps il a toujours apporté tant de prudenee dans Texécu-
tioa de ses pieux desseins, qu'il n'a pas outre passé
les bornes d^une sainte libéralité* U a su réunir
m parfaitement ces deux vertus, que les poussant toutes deux jusqu^à leurs dernières limites, il n'est jamais tombé dans les extrêmes. Tant de fondations pieuses, tant d'œuvres saintes que son ingénieuse piété a eonçuesj que sa charité a commandées, et qu'il a dotées avee une libéralité toute royale ne publient-elles pas éloquemment sa munificence ? Ajoutez h cela tant de sanctuaires quMl a bfttîs, tant , de temples magnifiques qu^il a élevés à grands irais, ou qui après sa mort ont été construits avec les 4bnds que sa prudente piévqyance avait réservés pour cet usage. Résumons son éloge en quelques mots : la Charité lui avait donné son cœur, la Prudence avait elle-même formé son jugement, et ses mainp avaient été façonnées par la Munificence. La viequli a constamment menée, les grandes œuvres qu'il a entreprises et consolidées Tenvironnent d^une auréole glorieuse, et au nom de Van der Burch, le Ciel applaudit, la terre admire, la postérité reconnaissante éclate en actions de grâce. » - Lui si libéral et si dévoué, quelle récompense
n aul a4-il pas reçue au bout de sa carrière des mains du juste juge qui ne se laisse jamais vaincre en générosité, et qui rend au centuple ce que nous avon^ fait pour son honneur et pour sa gloire* Que du haut du Ciel^ ou certainement il règne avec le grand Dieu qu'il a si bien senri et un si grand nombra d^àmes qni lui sont redevables de leur salut^ il veille toujours sur le diocèse de Cambrai ; qu'il y conserve cetttFoi catholique qu^il a sauvée da tant de périls; qu'il entretienne dans nos prêtres cet esprit de sèle et de légularité qu'il a su maintenir et fortifier^ et qui fait encore leur gloire ; qu'il bémsse les travaux de notre premkv pasteur qui occupe si dignement un siège lustré par tant de vertus^ et qui à son tour consacre tontes ses veilles et toutes ses forces à glorifier Dieu par la sanctification des âmes que le Seigneur lui a confiéesi.
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NOTES