‹ Vie de Mons. Vanderburch archevèqueChapitre 5 sur 51 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

n*diiçoi9 reçoit la prêtrise, — les premières fonctions qn*tl exerce, — na manière de Ich reiupllr.— Il ronlrlb«e à feUMcmcnt des Mrcs jesottes k Mallnes*

MiHiseigneiir Mathieu Monlart^ d'abord abbé de

saint Gbislain, près de Mous, et depuis, évéque d'Arfas, goarernait depuis etnq ans eette importante Eglise. Par ses vertus et les œuvres qu'il a créées^ il tint un rang distingué parmi les grands évêques qu'a ces époques de troubles et d etferveseence religieuse. Dieu a suscités pour fortifier les fidèles et réparer les brèches iaitcs au sanctuaire* IMcHrersé laknéme dans les sciences divines. Mon* seigneur Moulart apprécia la vertu et la haute capacité de François Van der Burch. Désireux d'attacher à son diocèse un prêtre si pieux qui donnait de si belles espérances^ il le créa chanoine de sa cathédrale et Vicaire-Général de son diocèse. François

reçut les ordres sacrés et la prêtrise des mains de ce prélat aux quatre-temps de Noël^ en 1591. Quelques jours après son ordination, il revint à Matines^ et célébra sa première messe 4ans l'Eglise saint Jean^ le 5 janvier 1592^ qui, cette année, était un diman* ehe. On comprend assez quels durent être les sentiments de François, exerçant pour la première fois

l'office auguste et redoutable de sacrificateur. Il

était devenu un autre Jésus-Christ, non-seulement en ce sens qu^il était appelé à continuer ToeuTre de Jésus-Christ, mais aussi parce qu'il était obligé de retracer en lui son image d^me manière plus parfaite, par la pratique des vertus sacerdotales. Avec quelle profonde humilité, il fit à Dieu Taveu de son indignité et de son néant 1 Avec quelle ardeur il sollicita de sa bointé toutes les grâces dont il sentait le besoin pour fournir saintement sa nouvelle carrière I Avec quelle confiance il espéra tout de la miséricorde divine ! avec quelle parfaite abnégation de lui-même, il s'ofirit comme victime en union de celui qui a répandu pour nous tout son sang, et qui demande à ses ministres d'être prêts pour le bien des âmes à renoncer à tout, et à partager les opprobre& et les douleurs de sa croix I

Quelques Jours après, Matlueu Ilovius, vicairegénéral de Malines, le siège vacant, le pressa d'accepter les fonctions d'archidiacre du diocèse et le décanat de Téglise métropolitaine. François ne

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desiiait pas les grandeurs et les dignités, et déjà il avait refusé précédemment un canonieat de réglise cathédrale de Liège qui lui avait été oliert par le Prinee-Evéque de cette ville. Hovius insista; son père joignit ses instances à celles du drand- Vicaire ; il fit surtout valoir les motifs tirés de la foi auxquels Tautorité dllovius donnait encore plus de poids^ et François consentit à ne point reAiser le fardeau.

La vraie vertu ne cherche qu'à se cacher; mais

les efforts uicme qu'elle fait pour se tenir à Técart, excite dans les autres un plus vif désir de la produire et de la mettre en relief. Aussi Mathieu Hovius, nommé en 1596 archevêque de Maline n'eut nen de plus à cœur que de choisir François pour son Vicaire-Général et de lui donner par lettres datées du 29 novembre 1590, les pouvoirs les plus étendus. Ce prélat était convaincu que nul ne méritait mieux cette dignité quiui homme qui possédait dans un dogré éminent les quali nécessaires pour la bien remplir, et qui, en même temps^ par une sainte défiance de lui-même^ ne demandait qu'à être oubUé.

François répondit à toutes les espérances de son archevêque : il remit en vigueur la discipline ecclésiastique là où elle s'était relâchée; il lui imprima un nouvel élan là où elle s'était maintenue^ il .se montra digne en tout point de la con-

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fiance d'Uovius» Son exactitade et son activité

étaient telles^ que cumulant les charges de Doyen et de Grand-Vicaire, on le trouvait partout où Tun de ces deux emplois exigeait sa présence. On le voyait toujours le premier au chœur pour chanter les matines, même au milieu des rigueurs de Phivcr, même après les fatigues d'un long voyage. Lorsqu'il s'agissait de roffice canonial, un repos même nécessaire n'était pas pour lui un motif suË&sant de dispense. Non-seulement il faisait acte de présence au chœur^ mais il psalmodiait pieusement avec les autres, et vefllait à ce que tout fût chanté avec respect et dévotion^ d'une voix distmcte, sans précipitation, et sans ce laisser-aller qu^engendre la routine. 11 apportait surtout un soin extrême à la célébration de la sainte messe. Malgré ses nombreuses occupations, il tenait à la dire tous les jours, et souvent c'était avec des larmes et des gémissements qu'il ne pouvait retenir, et une dé- * votion telle, qu'il ravissait les assistants, et formait les plus dissipés au recueillement et à la pncre. 11 s'appliquait aussi avec zèle, autant que le lui permettaient ses autres devoirs, au ministère de la conjiession. U accueillait au saint tribunal avec une grande bonté les pauvres et tes. riches : car son zèle désintéressé ne voyait dans les uns et dans les autres, que des âmes également chères à Dieu, également rachetées du sang de Jésus-Christ. U

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avait ua don particulier pour calmer les hames et réconcilier les ennemis. Il était si enclin à la char rité qu il ne relusait à personne ses conseils ni son crédit : il ouvrait son cœur et sa bourse à tous les mallieureux^ et on le trouvait toujours disposé à s^intéresser à une œuvre de miséricorde. Il aimait aussi à exercer riiospitaiité et les étrangers même trouvaient chez lui une retraite assurée.

On eût pris sa maison pour une communauté religieuse^ tant étaient admirables Tordre et la régularité qu^il savait y maintenir. Il entretenait parmi les siens Tesprit de ferveur et de dévotion^ leur parlant souvent du culte et de Tamour que nous devons à Dieu^ et toute sa conduite prouvait assez qu'il n^'avait qu'un seul désir, celui d'accoaiplir en toute chose la volonté divine^ de procurer la gloire de Jésus-Christ et le salut des âmes.

De temps en temps il allait en pèlerinage avec toute sa maison à un sanctuaire de Marie^ du à d'autres lieux célèbres par les reliques de quelque saint. Mais il avait un attrait particulier pour Notre- Dame de Mont-Aigu. II s'y rendait chaque année^ très souvent à pieds^ et il avait la coutume d^y faire une neuvaine dans rocta\ e de la Nativité ; lprsqu'4 M évéque de Gand et archevêque de Cambrai^ on le vit encore accomplir cet acte de piété. Mais pour ne pas empiéter sur ce que nous aurons à dire lorsque nous paiierons de ses diilérentes vertus^ conten-

tons-nousde rappeler ici qu'en travaillant à sa propre saactiûcaiioD^ il n'oubliait pas qu'il, était Vicaire- Général^ et persuadé que la vraie sainteté consiste à remplir les obligations de sa charge^ il s'appliquait sans relâche aux affaires du diocèse. L'archevêque HoYius s'en reposait volontiers sur lui^ et il avait coutume de l'appeler son bras droit. Les curés, et les archiprètres avaient la plus haute idée de sa bontés de sa prudence^ de sa discrétion^ et ils recouraient à lui avec une confiance entière dans toutes leurs difficultés. C'était encore à lui que s'adressaient fréquemment les supérieurs des communautés religieuses, pour recevoir ses conseOs, et à leurs yeux ses décisions étaient des oracles. Enfin il n'y avait personne à qui il ne rendit volontiers service, et selon le conseil de l'Apôtre, il savait se faire tout à tous. Il visitait lui-même les chapitres et les monastères d'hommes et de femmes soumis à la juridiction de rArchevèque, et il y maintenait la discipline régulière, ou la rétablissait lorsqu'elle commençait à s'affaiblir. U tenait la conrefrpondance, et ne reculait pas devant le travail, soit pour répondre à ceux qui le consultaient par écrit, soit pour avertir et instruire ceux qu'il ne pouvait aller trouver. Enfin il contribua plus que persdonne à la réunion des deux synodes qui se tinrent à Malines, l'un de toute la Province en 1607, et l'autre du Diocèse en 1609. C'est par ses soms que les actes

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de ces pieuses assemblées furent mis en ordre et rendus publics. Il prit des mesures si efficaces pour faire garder les décisions prises dans ces synodes^ qu'étant évéque de Gand et archevêque de Cambrai, on aurait pu dire qu'il était toujours Vicaire-Général de Halines ; tant on y observait religieusement les règlements auxquels il avait eu une si grande part* Dans tout ce diocèse, il n'y avait qu'une voix pour exalter le mérite de François Van der Burch -, son éloge se trouvait dans toutes les bouches, Tadmiration était générale. François seul était mécontent de lui-même ; il s'abaissait & ses propres yeux, il s'estimait au dessous de tous. La crainte des jugements de Dieu qui seront plus rigoureux pour ceux qui auront commandé aux autres^ le désir de s'appliquer plus sérieusement à sa santification personnelle, et d'avou: plus de loisir pour s'occuper des choses de Dieu, inspirèrent à François la pensée de se démettre de toutes ses dignités et de se contenter d'un simple canonicat, dont le revenu était fort médiocre, dans la collégiale de Sainte- Vaudru de Mons. 11 s'en ouvrit à un Père Jésuite qui avait été son professeur de philosophie^ au Père Guillaume Verraneman, alors provincial. Mais ce Père l'en détoLU-na ^ François écouta son conseil, et se résigna.

François Van der Burch n'a donc jamais réalisé ce projet de retraite^ ainsi que le prétendent plu-

3é VIE DE IIGR. VAN 0SR WRCH.

sieurs auteurs. Le témoignage de Fabbé Foulcm est

positif et irrécusable; il est confirmé encore par rinscription qu'où lisait sur le tombeau de notre

pieux arclievêcpie^ et qui nous a été conservce. Mechliniœ deeaom XX (omis) , il fut vingt ans

doyea de Maliiies. Or^ il accepta cette dignité en i59â^ il fut nommé évéque de Gand en après la mort de Charles Masius , arrivée au mois de mai de la même année. Si^ comme le prétend un auteur moderne IL Dutilleul^ François Van der Burcb a passé trois années à Mon^ dam la douce obscurité qui fait le charme des hommes sageg et studieux , partagé entre les devoirs de son état et la recherche de la vérité, où placera-t-on les vingt années qui se sont écoulées dans la charge de doyen de Téglise métropolitame de Malines. Partagé entre les devoirs de sa charge ; oui, à toutes les époques de sa vie, François Van der Bureh a été fidèle aux .obligatians de son état Et la recherche de la vérité) quelle singulière idée de nous représenter François Van der B^rcb sous les traits d'un philosophe de Rome ou d'Athènes, d'up chercheur de la vérité i La vérité est toute trouvée pour un enfant de TEglise catholique : elle lui est présentée pure et sans alliage par sa mère, et François Van der Burcb avait une foi trop bumblemcHt soumise pour aller chercher ailleurs ce qu'il trouvait dans sa bible et la tradition. Taudis que François Van der Burcb e&erç^t ^

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Malines les fonctions de Grand-Vicaire, le grand

nombre des établissements que les IVrcs Jésuites avaient formés dans les Pays-Bas, décidèrent le Père général à diviser cette province, et les Jésuites de la nouvelle province Flandro-Belge se virent forcés à chercher un enipkie ornent pour leur noviciat* lis rétablirent provisoirement à Anvers, et deux ans après, tout était disposé par le Père Scribanius pour le transférer à Lière^ qui ofirait une ' résidence plus éloignée du tumulte et du bruit, et plus propre au recueillement qu'obligent ces sortes de maison. Mais le Père Scribanius vint à mourir, et le magistrat de Lière, cédant aux réclamations do quelques personnes malveillantes, retira aux Pères Jésuites Tautorisation qu'il leur avait précédemment donnée* François Van der Burch les invita à p^cer leur noviciat à Maliues. Cette ville se trouve à peu près h égale distance de Louvain, de Bruxelles et d'Anvers ^ elle est située dans une plaine fertile et agréable, sous un ciel très salubre : aucune position ne paraissait plus favorable aux Peies Jésuites comme à François Van der Burcb. Mais où trouver une maison convenable? François \aa der Burch leur désigna celle qu'avaient autrefois habitée l^empcrcur Charles-Quint, le roi Philippe n, et Marie, remc de Hongrie. Il leur conseilla d'en faire la demande au pieux archiduc Albert : il joignit sa puis* santé recommandation a celle de quelques autres

DigitizGd

personn^es intluents^ et en i 607 le noviciat de la province Flandro-Belgc était installé dans ce vastcî emplacement : il avait pour supérieur le Père Antoine Sttcquet^ qui en conserva pendant dix ans la direction.

CHAPITKE IV.

Cependant Charles M asius, évéqne de Gand^ vint

à mourir : François Van der Bucrh fut désigne pour lui succéder^ par Tarchevéque de Malines^ à rarchidac Albert qui s'attachait^ dans le choix des Evéques^ à n'accorder cette haute dignité qu'au mérite et non à la faveur* Cette nouvelle Ait un coup de foudre pour François -, on s'attendait à des résis* tances^ et on ne Ait pas trompé. A la première ou* verture qui lui fut faite, il répondit par un refus positif. Hovius et d'autres personnes prudentes dont François écoutait volontiers les conseils, lui iiient comprendre que telle était la volonté bien manifeste du Ciel; qu'il ne pouvait pas sans témérité contrarier les desseins de la Providence : « Vous

VIE DE MGR. YASi DER BURGH.

êtes faible^ lui disait-on^ mais Dieu est tout-piussant; U vous fortifiera par sa grâce. Cette dignité vous parait une lourde croix ; mais c'est Dieu lui* même qui vous l'impose ;^ qu'elle devîemie plus lourde encore, vous devrez la porter toujours. Jésus* Christ a accepté la sienne^ et il Ta portée jusqu'au calvaire ; c'est entre ses bras, c'est sur elle qu'il a

voulu mourir. » Le.langs^e de la foi était touti[>uis-

sant sur le cœur de François ^ au reste il lui fallut obéir à l'autorité du Pape Paul qui l'obligea à se cbargçup de 1^ conduite du diocèse de Gaad^ en lui envoyant ses bulles datées du octobre. U se soumit quoiqu'en tremblant, et le 17 février 1613, il reçut la consécration épiscopale dans la cathédrale de StrBavon de Gand, des mains de Mathieu Hovius, archevêque de Maiines^ assisté de Philippe Rodoan, évêque de Bruges et de Jean Vischer, évéque d'Ypres. Vais à Texemple de tous les saints prélats, il se disposa à cette grande action par une retraite de plusieurs jours qu'il fit àLouvain dans le collège des Pères Jésuites, sous la direction de Cornélius à Lçpi^e, ireligieux aussi recommandable par son émineiite vertu que célèbre par ses savants coiiunentaires sur la sainte Ecriture. Vpulant aussi à cette oc» casion honorer le lieu où il avait reçu la grâce du baptême, il fit don à Téglise St-Nicplas de fonts baptismaux d'une grande magnificence.

U sagesse et (e zèle dpnt François Van ipf bifrch,

Digiîi/co by C ji.jv.Kii^

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archidiacre et Yicaire-GéAérai de Maimes, avait donné des preuves si manifestes dans Texercice de «a charge^ étaient de sûrs garants^ de la conduite que tiendrait dans l'administration de son diocèse le nouvel Evêque de Gand. En tiïùij, pénétré de c^te maxime si souvent rappelée par les Pères^ qu'un £véque doit tout voir par lui-même^ i rauçois Yan der Burch étudia avec le plus grand soûa l'étut de son diocèse j il ^'appliqua à co^ubs^ttre ^es vice^^ k réfonner les abus^ h extirper les scaii4ales> à faiirp

revivre partout la pureté des mœurs, à resserrer la disciplina ecclésiastique. Parce qj^e I4 b<>nne instruc* tion des enfants est le moyen le plus infaillible de eonservër la neligion et d'enracîaer la foi^ û ajp^iorta une attention particulière à l'enseignement du caté* chisme. Il déploya tant d'activité^ qu'il n'y ^ut pas une ^ule paroisse *de son diocèse^ un seul mona^ tëre placé sous sa juridiction qu'il n'ait visité plusieurs foiSy bien qu'il n'ait tenu que trois ans le siège de G^d. U savait se faire oboir et grw^çire dans l'occasion, et l'on peut dire de lui ce que l'Ecriture dit d'un prophète, que Dieu l avait mi^jiîi milieu de son Eglise comme un mur d'airain po^r s'opposer au relàchcaieiii et au ilcsordrc : mais il était encore bien plus aimé qu'il n'était craint : sa bontc^ sa douceur, sa piété qui brillaient sur son visage, lui gagnait tous les cfBurs, et les peuples ie r^^d^en^ comme un wgP visil^le deçoci^^i]^ 4^

pour les conduire dans les voies du salut. Son maintien^ son air^ son geste^ toute sa personne annonçait l'homme de Dieu, le ministre de Jésus-Christ. A Fautel^ et dans ses autres fonctions^ il se montrait toujours digne^ pénétré et recueilli : dans ses rapports avec ses pirétres^ il était aCEable envers tous^ sans hauteur et sans fierté^ d'un accès fiicile et bienveillant pour tous, il était toujours prêt à les entendre ; il les écoutait avec patience; il se mon* trait disposé à leur rendre service, et jamais personne ne s'est approché de lui, sans se retirer content et satisfait, et toiyours plus rempU d'estune pour son mérite et sa vertu.

François Van der Burch veillait surtout à ne confier les paroisses qu'à des hommes vertueux, instruits et prudents : il savait assez que cette mesure est de la dernière importance. Lorsque la tète est malade tous les membres sont en souiïrance^ et si le pasteur s'égare tout le troupeau se perd avec lui. Si un aveugle (mduii un autre aveugle, dit le Maître, ils tombent l'un et l'autre dam le précipice ) et selon la parole de saint Ghrysostdme^ il n'est rien de plus déplorable pour une paroisse que d'avoir à sa tète au lieu d'un pasteur dévoué un loup dévorant, au lieu d'un père un tyran, au lieu d'un médecin un bourreau. Lorsque François Van der Burch venait

à découvrir dans son diocèse, quelque prêtre d'une

vie peu édiiiante, il le reprenait, il le punissait^ il

réloignait même et le remplaçait par un plus digne. Aussi réglise de Gand brilla bientôt d'une splendeur nouvelle : son clergé Ait cité dans toute la Belgique comme un modèle de régularité et de sainteté ecclésiastique. Ces heureux résultats furent surtout les fruits du Synode tenu à Gand le 10 septembre de cette même année 1613. François Van der Burcb n'était sacré que depuis sept mois; mais il comprit Turgence de convoquer cette sainte assemblée. Ses prédécesseurs en avaient été empêchés par les maladies qui leur étaient survenues ou par la mort qui les avait surpris^ et il avait hâte de mettre à exécution les prescriptions qu'avait faites à cet égard le saint concile de Trente. Par son ordre on imprima les décisions qui y furent prises^ * afin que tous s'en ressouvinssent^ et qu^elles servissent de règles pour Tavenir.

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