‹ Vie de Mons. Vanderburch archevèqueChapitre 8 sur 51 · CHAPITRE VH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VH

WTKmmt prodigieux ie nnuiçiiliTaiiierMreh ftaiMii la première aiuiée de son poDtUlcoc.

couime la dit un philosophe^ bien faire c'est yivre^ François Van der Burcb a beaucoup vécu dès la première année de son archiépiscopat^ puisque^ pendant ce temps, il a fait pour le bien de son nou* veau troupeau un si grand nombre de choses importantes*

A peine est-il entré en charge qu ou le voit, comme à Gand, infatigable au travail. Il visite son diocèse; il étudie dans les plus petits détails l'état des paroisses et des monastères^ il fortifie les faibles, il relève ceux qui étaient tombés } il iiAiitee au bercail les brebis qui s'étaient égarées. Ici il rétablit la régularité qui était perdue, là il ranime la ferveur qui s'éteint; ailleurs il consolide le bien qui existe déjà. Parce qu'il importe surtout au bien

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des Âmes que les pasteurs soient des hommes instruits et d'une vie irréprochable, il relue les pouvoirs à ceux qui n'avaient pas la science compétente, il en interdit queltiiies autres, elii leur assure sur ses propres fonds une pension convenable pour vivre honorablement.

François Van der Burch avait obtenu de Paul V

une indulgence plciucre pour tous ceux qui^ s^étant confessés et ayant communié^ assisteraient à la prc^ mière messe qu*il célébrerait^ soit dans sa Métropole, soit dans quelqu'autre église de son diocèse à répoque de sa visite. Afin que toutes ses ouailles pussent proUter de cette faveur, il la publia dans toutes les parties de son diocèse, et il fit donner des missiens par de pieux ecclésiastiques et par les Pères de la compagnie de Jésus S pour préparer ces populations, par de bonnes eonfessions à recevoir dignement la sainte Eucharistie et le sacrement de coniirmation. Les peuples répondirent avec tant de zèle et d'empressement aux désirs de leur premier Pasteur j il y eut un si grand concours pour mériter cette indulgence, que plus d^me f(ns, même dans des églises de campagne, François Van der Burch distr3>ua la sainte communion jusqu'à deux et trois heures de raprès-midi. Ensuite il donnait la coniir-

> Voyez la uolt^ A sur l'établbsexueul des Jésuites à Cambrai. ,

mation^ et il poussait queUiue fois jusqu'au soir l'exerciee de ce saint jninistère^ ayant passé tout le jour sans manger^ et ne commençant son pjemier repas que bien avant dans la nuit* Les âmes ! le bien des âmes ! il oubliait les besoin tes plus impérieux ]orsc[u'il s'agissait du saiut de ses obères ouailles.

Les eoclésiastiques qui l'accompagnaient dans ses courses^ ont fait la remarque que pendant la première année de son arcfaiopiscopat^ il a confirmé autant de personnes que saint Jean^ en son Apocalypse^ compte de prédestinés dans chaque tribu de la Jérusalem céleste^ c'est-à-dire 144.,000. Nous ne croyons pas quil se trouve dans toute la catludieité un Evèque^ qui pour une seule année^ puisse offrir un ehifijre aussi élevé* , .

Que dirons-nous des années qui suiviieaL ? Il est constant que dans les quatre premières années il a

donné la confirmation à plus de 220,000 personnes. Car il en confirmait 3^000 en un jour^ consacrant à ce ministère dix heures entières sans se reposer un instant. On le voyait se prêter à tous avec un zèle et un empressement admirables. N'y eùt-il qu'une seule personne qui désirât d'être coniirmée^ il quittait tout pour la satisfaire^ et plus d'une fois dans ses voyages^ il est descendu de voiture pour aller confirmer dans quelques chaumières isolées, des vieillards ou des infirmes qui n'avaient pas encore reçu ce sacrement II remplaçait aussi avec une

grande joie ceux de ses confrères qui se trouvaient dans rimpossibilité de remplir ce ministère. Si l'on demande ce qui inspirait à 1 rançois Van der Burch ce zèle si empressé pour administrer la confirmation, lioas répéterons ce qu'on lui a souvent entendu dire à lui-même. 11 était profondément convaincu de ^efficacité de ce sacrement contre les pièges de Tennemi du salut ; ii avait rencontré souvent des personnes travaillées de manie^ des enbnts dangereusement malades soudainement guéris par la vertu de la confirmation. H ajoutait que la confirmation donnait à ceux qui la reçoivent un accroissement de grâce^ et par cela même des droits à une gloire éternelle beaucoup plus grande. U était encouragé aussi dans ce ministère par les flruits merveilleux que sa présence produisait dans les paroisses qu'il visitait. Que de fois «n'a-t-il pas vu des femmes et des hommes âgés de 80 et même de 90 ans répandre des larmes de joie et le vénérer comme un ange descendu du ciel, touchés qu'ils étaient de son affBl)i1ité^ de son abnégation^ et des iàtigues qu'U s'imposait pour le bien spirituel d'une pauvre paroisse, où jamais avant lui n'avait paru un Evéque.

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