‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 101 sur 118 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

Dernière maladie de Mf^ de Simony. — Ses sentiments admirables de résignation et de piété. — Sa mort. — Ses funérailles. — Souscription pour un monument à élever à sa mémoire. — Inauguration de la statue de Mf*" de Simony. — Son oraison funèbre.

A mesure que M^ de Simony approchait du terme de sa carrière, son cœur se détachait de plus en plus des biens et des consolations de la terre, et lui préparait par une douce transition Taccès de Téternité. Lorsqu'on lui demandait des nouvelles de sa santé, il était rare qu'il ne prit sujet de là pour parler de la proximité de sa mort, ce qu'il faisait avec un calme et un sentiment de joie qui montraient où étaient habituellement son cœur et ses plus chères affections. Cette même pensée se traduisait comme un pressentiment dans toutes les lettres qu'il écrivait. La supérieure d'une communauté l'avait prié de venir présider une prise d'habit, ce Je vous prie de vouloir bien m'excuser, ma révérende mère, lui répondait-il le 7 septembre 4848; sans être malade, je me trouve plus affaibli et je ne puis répondre de moi. C'est un sujet de peine bien sensible, ma révérende mère, je vous assure... N'en priez pas moins le bon Dieu pour moi, a6n qu'il ait pitié de ma faiblesse, et que, dans sa grande miséricorde, il m'appelle au plus tôt dans son saint paradis; j'ai pleine confiance, ma révérende mère et mes très-chères filles, dans vos saintes

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