DE LA PREHUCRE ÉDITION. XI
sommes rappelé d'ailleurs que nous écrivions pour ses enfants la vie du meilleur des pères; et nous avons espéré que leur tendresse filiale excuserait ce que les règles sévères de la narration ne pourraient pas toujours justifier.
Autant, du reste, nous avons été prodigue de citations, lorsqu'elles nous ont paru offrir quelque intérêt, autant nous avons été sobre de réflexions. Nous nous félicitons d'avoir pu écrire la vie presque toute entière de M*' de Simony d'après lui-même; nous n'avons pas cherché à y ajouter les ornements du langage; obligé de préférer la promptitude de l'œuvre à la perfection du style, nous n'ambitionnons d'autre mérite que celui d'avoir recueilli et classé, avec une religieuse exactitude, les traits que les différents écrits de M** de Simony nous ont offerts, et les faits de sa vie qui nous ont été communiqués.
La constante uniformité des actions qui ont partagé la vie épiscopale de M*' de Simony ne nous a point permis de continuer à suivre, en les retraçant, un ordre chronologique. Nous avons dû réunir, sous trois ou quatre sections, les faits les plus importants de son administration, comme aussi les actes de vertu et les bonnes œuvres dont cette partie de sa vie est pleine. Quelquefois même il a fallu nous borner à des appréciations générales, mais toujours certaines. Elles nous ont été fournies
XII PR£Fà€E de Là PREHIÈRE ÉDITION.
par des ecclésiastiques respectables qui ont eu l'honneur d'approcher de plus près et plus souvent M*^ de Simony, et qui, sans pouvoir citer des faits particuliers, nous ont garanti l'exactitude des impressions générales qu'ils ont recueillies de leurs fréquents rapports avec lui.
Nous devons ici des remercîments à l'obligeante bienveillance de plusieurs de MM. les ecclésiastiques du diocèse, qui se sont eaipressés de mettre à notre disposition leurs souvenirs personnels et les particularités édifiantes de la vie de M^ de Simony qui étaient à leur connaissance. Nous regrettons que quelques autres de nos vénérables confrères ne nous aient pas transmis à temps, des faits qu'ils regardaient comme indifférents ou comme trop particuliers; ces faits, réunis à d'autres actions du même genre, eussent révélé avec plus d'éclat les éminentes qualités d'un humble et pieux Pontife qui a passé sur la terre en faisant le bien silencieusement, et en se cachant à lui-même, comme il cachait aux autres, la connaissance de ses bonnes œuvres et de ses vertus.
SoiseoiiB^ 15 août 1849.