‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 30 sur 118 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

sur la terre, et de celai auquel nous aspirons dans le ciel. »

Deux jours après, il lui envoyait ces quelques lignes : « Tu n'auras qu'un mot aujourd'hui, et qu'il sera triste! M. de Sully a fini ses jours hier. Dieu lui a donné la récompense de ses douleurs et de ses vertus. Juge de ma situation au milieu de cette famille désolée. Mon amie, il n'y a rien de bon et de solide que Dieu; lui seul est immuable, et lui seul peut donner de véritables consolations. Que M^^ de Sully est grande au milieu de sa douleur ! Que de foi et de soumission !...)> C'est ainsi que tout élevait jusqu'à Dieu cette àme généreuse et chrétienne. M. de Simony s'habituait à voir, dans chacune des peines que Dieu lui ménageait l'impression de sa main divine qui voulait le détacher de plus en plus de tout ce qui est mortel, et le préparer,' par des renoncements succesifs, au sacrifice de tout lui-même. Il fut obligé de différer encore ce sacrifice de quelques années; mai&ce délai ne servit qu'à le rendre plus parfait.

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