CHAPITRE II. SS
» Certaines personnes qui ont même de la bonne volonté, se font de la difficulté de la méditation nne excuse pour s'en dispenser; mais, de bonne foi, quel est r homme si simple, PespHt si léger qui ne puisse considérer un instant une des perfections adorables de Dieu pour s'y attacher, la frdvoiité et la vanité des biens qui paissent pour s'en détacher, quelqu'un des mystères de la religion et des autres l)iettfaits de Dieu pour l'en remercier, quelqu'un des devoirs de Thennète hoDime et du cbfMdQ pour en reconoatire l'obligation et y conformer sa conduite? Quand je parle de la méditalten, je ne parte pas de l'oraieon sublime des parfaits, qui est on don du ciel , mais de la réflexion d'un homme weoêé et touché de la bonté de Dieu, qui cherche de son mieui, et sans prétention, à le connaître, à l'aimer, à le servir, qui s'efforce de mettre dans son cœur l'amour de la vertu et la haine du vice, de concevoir un regret véritable de ses fautes et d'en obtenir le pardon. Rien de plus à la portée de l'esprit le plus ordinaire^, tes secours d'ailleurs ne manquent pas, et Gombkxk de faibles, d'ignorants et de simples qui, par ce moyen, sont arrivée à une philosophie qui eût fait rougir œs sages si renommés des anciens teops. 9^
S4 YIE DE MONSEIGNIVR DE SIMONT.