‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 36 sur 118 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Suite des conseils de M. de Simony au jeune doc de Sully. — Nécessité de se prémunir contre Tempire de la coutume et de l'opinion. — Inconséquences des gens du monde qui veulent encore se dire chrétien. — Nécessité et avantages d*une vie laborieuse et occupée. — Vigueur de caractère, fermeté d*Ame qui en résultent. — Règles particulières de conduite.

M. de SimoDy revient à plusieurs reprises dans cet écrit sur la pernicieuse influence de l'opinion et du respect humain. On voit que c'était le côté faible qu'il s'agissait de fortifier. Il décrit en détail et au naturel les étranges contradictions du nK>nde, indulgent pour les vices les plus honteux, inexorable pour les moindres ridicules ; il fait ressortir en même temps avec autant de force que de justesse les inconséquences de ces chrétiens bâtards, dont Tertullien faisait autrefois un portrait si fidèle, lorsqu'il les appelait « chrétiens en l'air, et fidèles si vous le voulez. » Plerosque in vmtum et siplacuerit chrisHanos.

« Du reste, ce que je vous propose ici, mon cher enfant, n'est point le travail d'une âme commune. Rechercher les vrais fondements de la vertu, méditer la loi éternelle, se faire une règle invariable de conduite calquée sur les commandements du Seigneur, scruter sans cesse son cœur pour voir s'il y est fidèle, ce ne sont pas là des soins que se donne un homme ordinaire. Tout le monde pense ainsi, tout le monde fait de même, ne sont-ce pas là deux raisons décisives

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