‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 70 sur 118 · CHAPITRE XX. â7â · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX. â7â

tolique, nous a investi de celui même que Jésus-C&rist a voulu remplir. Ainsi que mon Père m'a envoyé, je wms envoie^ y c^est-à-dire , avec la même puissance pour gouverner, les mêmes trésors à distribuer, la même charité pour consoler. Aussi, nos très-chers frères, au milieu des (erreurs dont nous frappe la vue des devoirs qu'imposent de si haules fonctions, et dans la défiance que fait naître en nous le sentiment de notre propre faiblesse, ce qui nous fortifie et nous rassure, c'est que, sans égard à notre personne, vous ne devez voir que ce qu'il y a de sublime, d'utile et de consolant dans le caractère dont nous sommes revêtu.....

yi C'est donc avec confiance que nous venons à vous, nos très-chers frères. Désigné de Dieu pour être près de vous la source de ce ministère, nous nous persuadons que nous serons reçu de vous comme un père l'est de ses enfants bien-aimés. Oui, vous êtes déjà placés dans notre cœur avec ce titre si doux. Nous ne pouvons désormais penser à ce peuple confié à notre amour sans sentir nos entrailles s'émouvoir. Déjà des larmes amères ont coulé sur ceux d'entre vous qu'un funeste éloignement a jusqu'ici privés des bienfaits du ministère pastoral. Déjà notre cœur s'est ouvert à ces heureux fidèles en qui la foi est vivante, et qui en suivent religieusement les maximes. C'est ainsi que désormais, à la mort et à la vie, nous sommes à vous. Nos sentiments et nos pensées, en un mot, notre cœur tout entier vous appartient. Rendez-nous, nos trèschers frères, amour pour amour. Nous ne voulons

1 Sicut misit me Pater, et ego mitto vos. Joatm, xx« 21

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point d'aiilre litre près d« vous. Nous ne venons point «veo les avantages d'une science recherchée et d'une éloquence sublime ; mais nous venons avec Fattrait de «et esprit dont la force est dans la douceur. Faites rejaillir sur nous ces sentiments dont vous payiei Uat^ tacbement des deux pontifes qui m'oni précédé dans celte chaire, et qui, tout éloignés qu'ils sont, n'en vivent pas moins au milieB de vous par le souvenir de leurs travaux et de leurs vertus. Puiœions*noua imiter dans l'un cette piété fervente, cette inépuisable cha<» rite, ce dévouement sublime avec lequel, dans la retraite où le retiennent ses inirmités, il ne cesse de s'offrir chaque jour comme une victime pour le salut de ses anciennes brebis I Pnissions-notts, ainsi que l'autre, par un zèle éclairé^ un courage supérieur aux obstacles , par une sagesse enfia et une prudence consommées , rendre fécond notre ministère et le faire toujours honorer I »

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